C’est une histoire de blé et d’actionnaire qui refuse de se faire rouler dans la farine. L’enjeu : le contrôle des Grands Moulins de Strasbourg (GMS). Ce moulin fabrique 1 200 tonnes de farine par jour. Il est l’objet d'une bataille entre le PDG et actionnaire majoritaire, Bertrand Leary, et son principal partenaire industriel, le groupe Soufflet, leader européen du secteur qui possède près de 30 % des GMS.
Il y a quelques mois, Bertrand Leary décide de modifier le capital de sa société et de faire entrer un nouveau partenaire. Il obtient l’autorisation de l’Autorité des marchés financiers, mais ne prévient pas le groupe Soufflet.
Emoi de ce dernier, qui porte l’affaire devant les tribunaux. L’histoire se corse lorsqu’on apprend l’identité du nouvel arrivant. L’homme d’affaires d’origine libanaise, Imad Bakri, n’est en effet pas inconnu des services de renseignements. Son nom apparaît dans plusieurs rapports, notamment de l’ONU et de l’ONG britannique Global Witness. Il serait lié au trafic d’armes en Angola et présenté comme un proche du mouvement chiite radical Hezbollah.
Un rapport des services secrets israéliens
Aux Grands Moulins de Strasbourg, on assure "avoir reçu toutes les assurances quant au caractère un peu fallacieux de ces rumeurs". FRANCE 24 a appris que la société aurait même demandé un rapport au Mossad, le service secret israélien, sur Imad Bakri.
L’entreprise de ce dernier, la Metro Trading Company, est présente en Belgique, en Roumanie, au Liban, en Algérie en Angola. A Bruxelles, les responsables refusent de répondre à la moindre question.
L’Association national de la meunerie française reste quant à elle très prudente. "Il n'est pas du tout question pour nous aujourdhui de faire des procès d’intention sur des affirmations de presse", affirme Joseph Nicot, président de l’organisme.

















Commentaires
Reportage sur Grands Moulins Strasbourg
Il est curieux que le reportage se soit montré peu explicite sur les liens du nouvel actionnaire avec le Hezbollah libanais. Il serait interessant d'apprendre comment l'argent de la drogue recupere par le Hezbollah au Liban et les Talibans en Afganistan peut ou pourrait revenir par la grande porte en Occident. Le présentateur a curieusement préféré, quant a lui, introduire un amalgame avec le Mossad !
un traficant d'arme à Strasbourg
A notre époque qui peut différencier un "sou" blanc d'un "sou" pas propre?
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