Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

ICI L'EUROPE

Grèce, Allemagne, Espagne… L'Agriculture européenne réformée

En savoir plus

ICI L'EUROPE

La France, principale bénéficiaire de la PAC

En savoir plus

FOCUS

Chine : vers de meilleures conditions pour les travailleurs migrants de Pékin

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Vieux Farka Touré, le blues du désert

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Islamisme radical, comment prévenir et guérir ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Michel Barnier : "Le grignotage de l’Ukraine n’est pas acceptable"

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Francis Collomp, ancien otage au Nigeria, raconte son évasion

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Charlie Hebdo, "c'est reparti"... comme avant ?

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Syrie : Assad, interlocuteur incontournable ?

En savoir plus

Le républicain Colin Powell soutient Barack Obama

Dernière modification : 19/10/2008

Colin Powell, ancien secrétaire d'État du président républicain George W. Bush et ami de longue date de John McCain, a annoncé qu'il soutenait le candidat démocrate dans la course à la Maison Blanche, Barack Obama.

L'ancien secrétaire d'Etat du président républicain George W. Bush, Colin Powell, a apporté dimanche son soutien au candidat démocrate à la Maison Blanche Barack Obama lors d'une interview sur la chaîne NBC, infligeant un sérieux revers au républicain John McCain.

Le général Powell a estimé dans l'émission politique dominicale "Meet the Press" que le sénateur noir de l'Illinois (nord) "remplissait les critères" pour diriger le pays, "en raison de sa capacité à inspirer, en raison du caractère fédérateur de sa campagne, et parce qu'il tend la main à toute l'Amérique".

"Je pense que ce serait un président réformateur. Pour cette raison, je vais voter pour Barack Obama", a déclaré M. Powell, 71 ans, qui fut le premier Noir à occuper la fonction de chef d'état-major des forces armées américaines, pendant la première Guerre du Golfe.

En cas de victoire de Barack Obama, le 4 novembre, "tous les Américains devraient être fiers, pas seulement les Afro-Américains", a-t-il affirmé.

"Cela provoquerait l'enthousiasme du pays et du monde", a assuré le général, longtemps un des piliers de l'administration Bush, également associé dans l'opinion américaine à la décision d'envahir l'Irak.

"McCain (...) serait assez bon (...) mais je pense que nous avons besoin d'un changement de génération", a-t-il ajouté à propos du sénateur de l'Arizona, âgé de 72 ans.

"J'ai toujours admiré et respecté le général Powell. Nous sommes amis de longue date. Ce n'est pas une surprise", a réagi dimanche M. McCain, à la traîne dans les sondages face à son rival démocrate.

"Je suis très heureux de bénéficier du soutien de quatre anciens secrétaires d'Etat, MM. Kissinger, Baker, Eagleburger et Haig, et je suis fier d'être soutenu par plus de 200 généraux et amiraux à la retraite", a-t-il fait valoir sur la chaîne de télévision Fox News.

Colin Powell avait prévenu début 2008 qu'il n'avait pas encore fait son choix parmi les candidats à la présidence, laissant entendre qu'il pourrait ne pas voter pour un républicain.

"Franchement, nous avons beaucoup perdu depuis quelques années", avait-il affirmé en février, sans grande indulgence pour le gouvernement du président George W. Bush, dont il a dirigé la diplomatie de 2001 à 2005, précisant qu'il voterait pour le candidat capable de "commencer à restaurer la confiance en Amérique".

Il avait pris la défense de Barack Obama en avril face à ceux qui critiquaient son manque d'expérience. "On a vu d'autres personnes arriver au plus haut niveau sans avoir une large expérience", avait-il dit, soulignant qu'il suffisait de savoir s'entourer de gens expérimentés.

Relativement progressiste sur le plan social, Colin Powell n'a pas toujours été en phase avec le parti républicain, même s'il a accepté de mettre sa réputation d'homme de principe et de fin diplomate en jeu lors de son discours début 2003 devant le Conseil de sécurité de l'ONU, accusant l'Irak de cacher des armes de destruction massive, ce qui s'est révélé faux.

  

Première publication : 19/10/2008

COMMENTAIRE(S)