- Bolivie - Evo Morales - Référendum - Révision constitutionnelle
Le président bolivien Evo Morales renonce à la possibilité d'un second mandat dans le cadre de la nouvelle Constitution qu'il entend faire adopter par référendum, cédant à une des exigences de l'opposition pour parvenir à un accord, a annoncé lundi le gouvernement.
"Le président de la République a renoncé à la possibilité" de se représenter aux élections de 2014 pour un deuxième mandat dans le cadre de la nouvelle Constitution, a déclaré le ministre de l'Agriculture M. Romero.
Le ministre fait partie de l'équipe qui négocie au nom du gouvernement un accord avec l'opposition pour permettre la convocation d'un référendum constitutionnel.
Le projet de nouvelle Constitution que les partisans de M. Morales souhaitent voir soumis à un référendum populaire, vise à redistribuer les richesses au profit des communautés défavorisées des Andes. Il se heurte aux gouverneurs libéraux et autonomistes des régions prospères, situées dans l'est du pays.
Une commission parlementaire réunissant les partis de la majorité et de l'opposition était engagée lundi dans une course contre la montre en quête d'un accord.
La proposition du dirigeant implique qu'après l'approbation éventuelle de la nouvelle Constitution, entre février et mars prochains, il remettrait son mandat en jeu en 2009. Il pourrait alors être reconduit dans ses fonctions jusqu'en 2014 mais ne briguerait ensuite pas de nouveau mandat.
Le mandat de M. Morales, élu en 2006 et dans le cadre de la constitution actuelle, doit en principe s'achever en 2011.
Le chef de l'Etat conduisait lui-même lundi une "marche historique" de plusieurs dizaines de milliers d'ouvriers, paysans et indigènes pour exiger du Congrès qu'il convoque ce référendum.
Cette crise politique, qui dure depuis plusieurs mois, a débouché en septembre sur des affrontements qui ont fait au moins 18 morts, faisant craindre un risque de guerre civile.

























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