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Ottawa serait impliqué dans la torture de Canadiens en Syrie

Dernière modification : 21/10/2008

Les autorités canadiennes ont joué un rôle "indirect" dans les sévices infligés à trois de leurs ressortissant en Syrie. C'est ce qu'affirme en tout cas la commission d'enquête chargée de faire toute la lumière sur cette affaire.

Une commission d'enquête a estimé mardi que des responsables canadiens ont joué un rôle "indirect" dans des sévices subis par trois ressortissants canadiens détenus et torturés en Syrie ou en Egypte.

La commission, créée il y a près de deux ans et dirigée par un ancien juge de la Cour suprême Frank Iacobucci, avait pour tâche d'établir les faits et d'établir d'éventuelles responsabilités de dirigeants canadiens dans le sort des trois hommes, qui ont été détenus entre 2001 et 2004 en Syrie ou en Egypte, où ils ont été torturés.

MM. Abdullah Almalki, Ahmad Abou-Elmaati et Muayyed Nureddin, tous trois ressortissants canadiens nés respectivement en Syrie, au Koweït et en Irak, disent avoir été arrêtés et torturés sur la base d'informations des services de renseignement canadiens les accusant à tort de liens avec le terrorisme.

La commission a estimé que des responsables canadiens n'avaient pas de responsabilité directe dans la détention et les sévices subis par ces hommes "qui équivalent à des actes de torture au sens de la convention des Nations unies contre la torture".

Mais elle estime que dans deux cas, ceux de MM. Elmaati et Almalki, ces sévices "ont résulté indirectement" de diverses actions des services de renseignement canadiens ou de la police fédérale, notamment la communication d'informations aux services locaux.

Dans le cas de M. Nureddin, la commission estime que la communication d'informations par des responsables canadiens a "vraisemblablement" contribué à sa détention et aux sévices exercés à son encontre.

"Je n'ai trouvé aucune indication que des responsables (canadiens) aient cherché à faire autre chose que s'acquitter consciencieusement des devoirs et responsabilités de son institution. Il n'est ni nécessaire ni opportun que je tire des conclusions sur les actions d'aucun responsable canadien individuel, et je ne l'ai pas fait," a souligné le juge Iacobucci.

La Commission avait été mise en place à la suite de l'affaire Maher Arar, un ingénieur en informatique d'origine syrienne, qui avait été arrêté à New York en septembre 2002, sur la base d'informations de la police canadienne. Les Etats-Unis l'avaient expulsé en Syrie, où il avait été détenu pendant près d'un an et torturé.

M. Arar a été lavé de tout soupçon en septembre par une commission d'enquête, qui avait critiqué l'attitude de la Gendarmerie royale du Canada (GRC, police fédérale) dans cette affaire. Il a reçu des excuses et un dédommagement de plus de 10 millions de dollars du gouvernement canadien.
 

Première publication : 21/10/2008

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