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Economie

Quand la Bourse trinque, le vin a la cote

Texte par Henri MORTON , Sébastien LE BELZIC , , correspondants à Pékin

Dernière modification : 23/02/2009

À l’heure où la crise financière internationale fait trembler les Bourses du monde entier, les investisseurs ont trouvé à Hong Kong une alternative aux actions en baisse : les grands crus.

"Vous voyez ces bouteilles de Château Petrus. Depuis que nous les avons achetées, leur prix a été multiplié par sept." Dans son restaurant de Hong Kong, un club privé d’amateurs de bonnes bouteilles, Gregory De'eb, fondateur de Crown Wine Cellars Limited, contemple ses milliers de grands crus d’un œil gourmand. Cet ancien diplomate sud-africain a fait fortune dans le vin. Autant par intérêt que par goût, il a placé toutes ses économies dans ce nectar rouge qui fait aujourd’hui de lui l’une des figures de Hong Kong. Depuis février, le gouvernement local a supprimé toutes les taxes sur le vin. Désormais, c’est dans l’ancienne colonie britannique que les vins sont les moins chers au monde et cela profite d’abord aux producteurs français.

 

Gregory De’eb, propriétaire du club de dégustation de vin Crown Wine Cellars Limited.

 

"L’impact, c’est que les gens qui buvaient avant un vin australien ou un vin du Nouveau Monde, achètent désormais un vin meilleur pour le même prix et montent dans le qualitatif", explique le Français Eric Desgouttes, directeur de Watson’s Wine Cellar.

 

Et le qualitatif profite d’abord aux vins français. Avec un tiers du marché, la France est déjà le premier exportateur de Hong Kong. Depuis 7 mois, et la suppression des taxes, les ventes ont augmenté de 80%. Hong Kong aime les bonnes bouteilles. On y trouve déjà un million de caisses de grand cru. Soit un quart des millésimes de la planète. Ils sont entreposés dans des caves comme celles de Gregory De’eb, rarement pour être dégustées, mais plutôt pour prendre de l’âge et de la valeur.

 

Le vin est un investissement sans risque et Hong Kong est d’autant plus intéressante qu’elle est une porte d’entrée vers la Chine.

 

“Les vins du monde doivent passer à Hong Kong avant de rentrer en Chine… Qu’ils viennent de France, d’Espagne, ou qu’ils transitent par la Grande-Bretagne, ils doivent normalement arriver ici avant d’entrer sur le continent chinois", explique Gregory De’eb.

 

Dans dix ans à peine, le marché chinois représentera un demi-milliard de bouteilles, contre à peine 20 millions aujourd’hui. Un potentiel considérable pour les marchands de vin de Hong Kong. D’ailleurs l’idée fait déjà des émules. Macao songe à son tour à supprimer les taxes sur le vin. Un commerce lucratif lorsque l’on sait que l’inflation du prix sur les bouteilles de Petrus est en grande partie liée a l’appétit chinois pour le vin.

 

À l’heure où les exportations de vin français ont baissé de près de 10% depuis le début de l’année vers les États-Unis, la Chine constitue plus que jamais un nouvel eldorado. Les marchands de vin de Hong Kong n’ont pas fini de trinquer à la santé de la crise financière.

 

Première publication : 21/10/2008

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