22 Octobre 2008 - 20H18
- Énergie - OPEP - Pétrole

Le cours du pétrole à son plus bas niveau depuis juin 2007
À deux jours de l'importante réunion de l'Opep, où le cartel doit décider du niveau de la production du pétrole, le prix du baril de brut a chuté à 66,75 dollars, ce mercredi, à New York. Un montant qui n'a pas été aussi bas depuis 16 mois.
Par AFP (texte)

Les prix du pétrole ont de nouveau chuté mercredi à New York, plombés par les craintes d'un effondrement de la demande mondiale, confortées par l'annonce d'une forte hausse des stocks pétroliers aux Etats-Unis, à deux jours d'une réunion cruciale de l'Opep.

Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de "light sweet crude" pour livraison en décembre a fini à 66,75 dollars, en baisse de 5,43 dollars par rapport à la clôture de mardi.

Il est tombé en séance à 66,20, un niveau plus vu depuis le 14 juin 2007.

A Londres, le baril de Brent à échéance identique est passé sous les 65 dollars, touchant 63,96 dollars, un plus bas depuis le 9 mai 2007.

Les participants "sont inquiets de voir la demande chuter, vu que les Etats-Unis et l'Europe vont probablement subir une détérioration de l'économie plus profonde qu'attendu", a expliqué Bart Melek, de BMO Capital Markets.

Alimentant ces craintes, le rapport hebdomadaire du département américain (DoE) à l'Energie a montré que "la demande s'effondre aux Etats-Unis", a ajouté l'analyste.

Sur les quatre dernières semaines, les Américains ont en effet consommé 18,7 millions de barils par jour de produits pétroliers, en baisse de 8,5% comparé à un an plus tôt.

Et les stocks de produits pétroliers ont progressé bien plus que prévu l'an dernier aux Etats-Unis, notamment ceux de brut et de produits distillées, particulièrement observés avec l'approche de l'hiver, synonyme d'augmentation de la consommation de fioul de chauffage.

"Le renforcement du dollar contribue au mouvement, mais les fondamentaux du pétrole se détériorent", a résumé Thierry Lefrançois, de Natixis.

"Notre scénario pour le pétrole est une nouvelle fois remis en cause par la chute de la consommation, la hausse des stocks pétroliers et l'incapacité de l'Opep à faire face à la situation dans un contexte de récession", a-t-il ajouté.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole tient une réunion d'urgence vendredi pour tenter d'enrayer la chute des cours, le baril ayant perdu plus de la moitié de sa valeur depuis juillet.

Commentaires

LE PETROLE

L’or noir au plus bas, mais dans le porte-monnaie avez-vous une différence ? Mais les calculs sont simples à faire. Une chute du baril annonce toujours une prochaine hausse de celui-ci pas immédiatement, cela peut prendre quelques semaines avant de voir à nouveau une hausse du liquide noir.

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