- États-Unis - Retraite
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Le rêve de Jim Wendorff et de sa femme Dona vient de s'envoler. Anesthésiste à Columbia, dans l’Ohio, Jim dispose d'un revenu confortable qui devait lui permettre de prendre sa retraite très bientôt, à 57 ans. Mais en quelques semaines, le couple a perdu plus de 30 % de son plan de retraite.
"Maintenant, je pense que je vais devoir travailler bien après 60 ans, explique Jim Wendroff. Cest comme ça, c'est tout." Les Wendroff ne sont pas les seuls à avoir vus fondre leurs plans de retraite. La crise financière a fait ses premières victimes dans l'économie réelle. En un an, plus de 2 000 milliards de dollars ont disparu des plans de pensions américains.
Auparavant, les pensions étaient garanties par les employeurs. Aujourd'hui, la plupart des Américains dépendent de leurs placements en bourse. Quand les marchés s'effondrent, ils nont plus qu'une solution : travailler plus longtemps.
Pourtant, Jim et Dona ne blâment ni Wall Street, ni la politique de George W. Bush. Conservateur convaincu, Jim est persuadé que ce n'est pas le manque de régulation qui a jeté Wall Street dans la crise. "Je pense qu'il y a des gens qui ont pris des risques inconsidérés, qui se sont endettés et maintenant c'est à nous de les sauver", commente-t-il.
Tous les deux voteront républicain dans quinze jours dans l'Ohio. Et leur vote comptera. Leur Etat est un des swing states, un de ces États qui le 4 Novembre fera la différence.
Syndicaliste de longue date, Stuart Leibowitz est lui d'un autre avis. Il est le président des retraités de la ville de New York et soutient Barack Obama. "Si les gens votent en fonction de leur intérêt, ils vont rejeter ces politiques qui nous ont amené où nous en sommes."


























Commentaires (1)
Ce qui est fou
Ce qui est assez terrifiant, c'est de trouver encore une majorité de personnes capables de protéger un sytème économique aussi verreux. On frôle le déni de réalité avec l'argument "Je pense qu'il y a des gens qui ont pris des risques inconsidérés, qui se sont endettés et maintenant c'est à nous de les sauver".
C'est l'ultime argument pour sauver un capitalisme sauvage devenu complètement immoral :
Si les gens sont pauvres, c'est de leur faute mais pas celle du système.
C'est triste pour notre avenir, car de nombreux américains (c'est dans leur culture) refusent un système qui serait un peu plus égalitaire (donc régulé). En définitive, il faut se résigner à être lucide, le changement que l'on nous a tant promis à l'aune de ce crach 2008 ne viendra jamais.
Demain, les mêmes qui par leur avidité on plongé le monde dans le chaos, referont les mêmes conneries.
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