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Le retour au pays des travailleurs roumains

Texte par Mirel BRAN

Dernière modification : 31/10/2008

Après l’adhésion de Bucarest à l’UE en 2007, 3 millions de Roumains sont partis travailler dans une Europe de l’Ouest aujourd’hui en crise. Un an plus tard, ces ouvriers reviennent dans leur pays en plein boom immobilier.

Retournez à notre mini-dossier : Crise financière - Les immigrés retournent au pays 

 

Ion Preda n’est pas bavard. Il faut dire que sur le chantier où il travaille chaque minute est comptée. Lui et son équipe doivent respecter des délais très serrés. "Il nous reste six mois pour achever un immeuble de dix étages, lance-t-il. Et il faut faire vite car d’autres commandes nous attendent. Nous avons des contrats assurés sur deux ans et nous devons refuser d’autres propositions."

 

A l’image de ce chantier situé au cœur de Bucarest, la Roumanie est atteinte d’une frénésie immobilière sans précédent depuis la chute de la dictature communiste, il y a dix-neuf ans. Ion Preda et une dizaine de ses amis sont revenus à Bucarest en septembre dernier après avoir passé deux ans sur des chantiers en Allemagne et en Espagne. "Nous étions partis pour avoir de meilleurs salaires, déclare-t-il. Mais la roue commence à tourner en sens inverse car les salaires ne cessent d’augmenter en Roumanie alors qu’en Europe de l’Ouest tout est bloqué. Et puis, ici, on est chez nous." 

 
A la recherche de 300 000 ouvriers
 

Depuis l’adhésion, en 2007, du pays à l’Union européenne (UE), environ 3 millions de Roumains sont partis travailler en Europe occidentale. Un départ massif qui a provoqué une pénurie de main-d’œuvre dans un pays qui se développe à grands pas. Rien que dans le bâtiment, secteur dans lequel la Roumanie connaît la plus forte croissance à l’échelle de l’UE, les patrons sont à la recherche d’environ 300 000 ouvriers.

 

Le chantier où travaille Ion Preda

 

 

Après avoir stagné dans les eaux d’une transition chaotique, le pays a commencé à se remettre sur les rails lorsqu’elle a entamé, en 2000, les négociations d’adhésion à l’UE. Bucarest devrait recevoir de la part de Bruxelles environ 32 milliards d’euros de fonds non-remboursables d’ici 2013 afin de rénover des infrastructures obsolètes.

 

Par ailleurs, l’argent envoyé par les Roumains partis travailler à l’Ouest a accéléré le développement du pays. En 2006, les sommes rapatriées s’élevaient à 3 milliards d’euros. Un an plus tard, lorsque la Roumanie a rejoint l’Union, le montant des transferts atteignait 5,5 milliards d’euros. Selon la Banque nationale, à la fin de l’année 2008, il s’élèvera à 7 milliards d’euros.

 

"L’Europe de l’Ouest n’est plus le paradis qui faisait rêver"

 

L’explosion du marché immobilier, baromètre du nouveau tournant économique de la Roumanie, a également entraîné une hausse des salaires, dont la moyenne était d’une centaine d’euros en 2000. À Bucarest et dans les grandes villes, le salaire moyen atteint actuellement 1 000 euros. "En Espagne, je touchais environ 1 300 euros par mois, explique Ciprian Anghel. Ce n’était plus rentable, d’autant que j’avais laissé ma famille en Roumanie. Aujourd’hui je gagne autant dans mon pays et je ne suis pas menacé par le chômage comme à l’Ouest."

 

Pour les Roumains travaillant dans une Europe de l’Ouest secouée par la crise financière, le retour au pays est donc de plus en plus tentant. "Cette année plus de 8 millions de Roumains ont fait des allers-retours entre leur pays et ceux de l’UE, confirme Ionela Roman, porte-parole de la police des frontières roumaines. Par rapport à l'année précédente, environ 160 000 Roumains sont revenus et ne sont pas repartis à l’étranger."

 

"L’Occident n’est plus le paradis qui nous faisait rêver, assure Ion Preda. Vous allez voir, beaucoup de Roumains vont rentrer." Reste à savoir s’ils seront suffisamment nombreux pour répondre à la demande d’un secteur de plus en plus touché par la pénurie de main-d’œuvre.

Première publication : 23/10/2008

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