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L'Union européenne et Cuba renouent leur coopération

Texte par AFP

Dernière modification : 24/10/2008

Après un gel de cinq ans dû à de profondes divergences sur les droits de l'Homme, l'Union européenne et Cuba reprennent leur coopération. Pour le commissaire européen Louis Michel, "il s'agit d'une avancée très importante".


L'Union européenne et Cuba ont repris officiellement jeudi leur coopération après un gel de cinq ans dû à de profondes divergences sur l'épineuse question des droits de l'Homme.

Un accord cadre sur la reprise de la coopération a été signé à La Havane par le chef de la diplomatie cubaine Felipe Pérez Roque et le Commissaire européen au Développement Louis Michel qui l'a qualifié de "nouveau départ".

"Il s'agit d'une avancée très importante dans les relations entre Cuba et l'UE. Il reste encore des choses à faire et des questions à régler, mais cela représente une avancée", a pour sa part déclaré M. Pérez Roque en insistant sur le respect de la "souveraineté" de Cuba.

M. Michel a lui souligné l'importance "que ce dialogue puisse porter sur tous les sujets, y compris les sujets les plus difficiles, mais dans le respect de chaque partie", dans une allusion au thème très sensible des droits de l'Homme.

Il a annoncé dans la foulée une "aide immédiate" de deux millions d'euros, suivie à partir de 2009 d'une assistance d'environ 25 M EUR pour les sinistrés des ouragans Gustav et Ike ayant causé fin août-début septembre pour plus de 5 milliards de dollars de dégâts à Cuba.

Les autorités cubaines n'avaient jusque là accepté que l'aide offerte de manière bilatérale par des pays de l'UE comme l'Espagne et la Belgique.

La signature de cet accord de coopération dans des domaines qui restent à encore à déterminer mais qui, selon l'UE, pourrait porter sur l'environnement, les sciences et technologie ou la culture, fait suite à la tenue la semaine dernière à Paris de la première réunion ministérielle entre Cuba et l'UE depuis 2003.

La coopération avait été suspendue cette année-là après l'instauration de sanctions contre l'île communiste pour protester contre l'arrestation de 75 dissidents cubains, dont une vingtaine ont été relâchés depuis.

Fidel Castro, alors président, avait annoncé refuser par "dignité" toute aide et tout dialogue avec l'UE dont les sanctions très symboliques consistaient à limiter les visites bilatérales de haut niveau.

Ces sanctions ont été suspendues en 2005 et levées en juin dernier afin d'encourager le nouveau président Raul Castro, élu en février, à faire des progrès vers la démocratie.

Les autorités cubaines avaient fait savoir début septembre qu'elles acceptaient de reprendre le dialogue. Une décision jugée par des experts et dissidents comme une victoire de l'aile modérée du pouvoir cubain sur les "purs et durs" emmenés selon eux par Fidel Castro.

Toujours très influent malgré sa "retraite médicale", Fidel Castro, 82 ans, avait fait part de son "mépris" pour la levée des sanctions européennes. Il n'a fait jusqu'ici aucun commentaire sur la reprise de la coopération avec l'UE, à l'instar de son frère Raul.

Pour l'économiste et journaliste dissident Oscar Espinosa Chepe, "il faut attendre de voir si le gouvernement cubain remplit ses engagements" en matière de droits de l'Homme pour "se prononcer sur la portée de cet accord".

Il a rappelé que Cuba comptait encore, selon la dissidence, 230 "prisonniers politiques".

Manuel Cuesta Morua, un des chefs de file de la dissidence, a lui estimé "très positif" cet accord. "La coopération est le meilleur moyen de permettre une ouverture de la société cubaine et une démocratisation du pays", a-t-il dit à l'AFP.

Les dissidents cubains estiment que la situation des droits de l'Homme ne s'est guère améliorée depuis l'arrivée au pouvoir de Raul Castro et que la répression s'est même accrue depuis le passage des ouragans qui a entraîné une pénurie de certains aliments et, selon les autorités, une hausse des "vols et des trafics".
 

Première publication : 24/10/2008

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