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L'opération en Syrie visait des insurgés, selon Bagdad

©

Vidéo par Damien COQUET

Texte par REUTERS

Dernière modification : 27/10/2008

Alors que Damas accuse l'armée américaine d'avoir mené le raid qui a fait huit morts à la frontière syro-irakienne, Bagdad indique que l'opération visait des insurgés opérant depuis le territoire syrien.

La Syrie a accusé lundi les Etats-Unis d'avoir commis un "crime monstrueux" en envoyant la veille quatre hélicoptères de combat mener un raid contre un village proche de la frontière irakienne. Huit civils syriens ont été tués dans cette attaque.


A Bagdad, le gouvernement irakien a affirmé que le raid visait des insurgés opérant à partir du territoire syrien.


"Le secteur attaqué était le théâtre d'activités de groupes terroristes opérant à partir de la Syrie contre l'Irak", a dit le porte parole du gouvernement, Ali al Dabbagh. "L'Irak avait demandé à la Syrie de lui remettre ce groupe, qui utilise la Syrie comme base à ses activités terroristes."


Selon les autorités de Damas, les appareils américains ont ouvert le feu sur la ferme d'Al Soukkari, dans le secteur d'Abou Kamal, dans l'est du pays limitrophe de l'Irak. Des soldats américains ont également pris d'assaut un bâtiment dans cette zone, affirment les Syriens.


Washington, qui reproche depuis longtemps à la Syrie de ne rien faire pour empêcher l'arrivée de combattants islamistes en Irak, n'a ni démenti ni confirmé cette opération.


"C'est un raid monstrueux, qui est contraire au droit international. C'est un crime terrible, dont j'ignore la signification politique. Nous attendons des Américains qu'ils nous fournissent des explications", a dit à Reuters l'ambassadeur de Syrie à Londres, Sami al Khiyami.


Il n'a pas exclu que son pays, en fonction de la réponse américaine, porte plainte devant le Conseil de sécurité des Nations unies.


"Suivant les raisons qu'ils invoqueront, nous verrons ce que nous ferons. Ils ont tué des civils, ils doivent reconnaître leur erreur et indemniser les victimes", a poursuivi l'ambassadeur.


Les forces américaines dans l'ouest de l'Irak ont démenti être impliquées dans cette attaque, ce qui laisserait à penser que le raid a été mené par des forces spéciales opérant en dehors des structures habituelles de commandement.

 

Un raid de quatre minutes


Des images de Reuters Television montrent une exploitation agricole d'une superficie d'environ un demi-hectare et un camion criblé de balles.


"Quatre hélicoptères sont venus de directions différentes, deux d'entre eux se sont posés, des soldats en sont sortis et  ont commencé à tirer", a déclaré Oussama Malla Hamid, propriétaire d'une ferme à 300 mètres du lieu de l'attaque."Ils sont restés environ quatre minutes et puis sont repartis", a-t-il ajouté. Son neveu, qui était à moto non loin de là au moment du raid, a été blessé à la main.


A l'hôpital d'Abou Kamal, une femme blessée, épouse du vigile du bâtiment attaqué, a confirmé à la télévision syrienne le témoignage d'Hamid. Elle a précisé qu'elle-même avait été prise sous des tirs de fusils-mitrailleurs.


Le ministère syrien des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires américain à Damas pour lui remettre une protestation officielle.


La Syrie a également demandé aux autorités irakiennes d'ouvrir immédiatement une enquête et de s'assurer que l'Irak ne sera pas utilisé comme une base de départ pour mener "une agression contre la Syrie", rapporte l'agence officielle syrienne Sana.


"S'ils (les Etats-Unis) ont la preuve de la présence d'insurgés, au lieu d'appliquer la loi de la jungle et de pénétrer, sans aucune provocation, sur le territoire d'un pays souverain, ils feraient mieux de venir voir d'abord les Syriens et de partager leurs informations", a estimé sur la BBC l'attaché de presse de l'ambassade de Syrie à Londres.


"L'administration (américaine) a montré combien elle était irrationnelle et combien elle méprisait les règles internationales et les droits de l'homme", a-t-il dit.


A Washington, un porte-parole du Pentagone a affirmé ne détenir aucune information sur le sujet. La Maison blanche, de même que la CIA, ont refusé de faire le moindre commentaire.

Première publication : 27/10/2008

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