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En campagne tous deux dans l'Etat clé de l'Ohio, Barack Obama et John McCain ont chacun critiqué le programme économique de leur adversaire, alors que la campagne présidentielle américaine entre dans sa dernière semaine.
McCain, à la traîne dans les sondages, a pris la parole, encadré de ses conseillers économiques, dans un hôtel de
Cleveland. Il s'est engagé, en cas de victoire, à restaurer la confiance sur les marchés financiers, aider les Américains à
conserver leurs logements et créer de nouveaux emplois.
Dans une positions plus favorable, Obama devait prendre la parole dans la ville de Canton. Selon les extraits de son
discours diffusés à l'avance, il devait inviter les électeurs à "tourner la page" de la politique de l'actuelle administration.
L'Ohio s'est révélé crucial lors des deux derniers scrutins présidentiels, surtout celui de 2004. C'est là que la victoire
de Bush sur John Kerry s'était décidée.
De l'avis de McCain, l'élection d'Obama confierait les rênes du pays à une "dangereuse triplette" démocrate. Outre son
adversaire pour la Maison blanche, McCain faisait allusion à la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi et au chef de la majorité démocrate au Sénat, Harry Reid.
"Cette élection se résume à la façon dont vous voulez dépenser votre argent durement gagné. Voulez-vous le garder et
l'investir dans votre avenir, ou voulez-vous qu'il vous soit enlevé par la personne la plus gauchiste à avoir jamais brigué
la présidence et les dirigeants démocrates qui tiennent le Congrès depuis deux ans ?", a plaidé McCain.
"DISCOURS FINAL"
Obama, qui a tenu dimanche d'importants rassemblements dans le Colorado, a attribué la responsabilité de la crise à la
politique de Bush et accusé McCain de s'inscrire dans sa continuité.
Il s'en est notamment pris à la proposition de McCain de réduire l'imposition des entreprises et à son refus de revenir
sur les crédits d'impôt accordés par Bush aux Américains les plus riches. Ce programme, a dit Obama, reflète une vision "usée et dépassée" de l'économie.
"Dans une semaine, vous pourrez tourner la page de politiques qui ont fait passer la cupidité et l'irresponsabilité
de Wall Street avant le dur labeur et les sacrifices des gens de Main Street (ndlr, l'économie réelle)", devait affirmer Obama.
Cette intervention dans l'Ohio est présentée par l'équipe de campagne d'Obama comme le "discours final" de sa campagne, qui sera repris mercredi dans un programme publicitaire d'une demi-heure que le candidat démocrate s'est offert en prime time sur plusieurs réseaux de télévision américains.
Les sondages indiquent que les électeurs font davantage confiance à Obama qu'à McCain pour redresser l'économie.
Le républicain a affirmé que sa stratégie viserait à contrôler les dépenses du gouvernement et à réduire les impôts
afin d'encourager les Américains à investir sur les marchés ou à devenir propriétaires de leurs logements. Obama, a-t-il assuré, compte accroître les dépenses et augmenter les impôts afin de financer son programme.
"C'est la principale différence entre le sénateur Obama et moi. Nous sommes tous deux en désaccord avec la politique
économique du président Bush. La différence, c'est qu'il pense que les impôts étaient trop bas, alors que je pense que les dépenses étaient trop hautes."
Parmi les conseillers économiques de McCain figuraient deux personnes un temps pressenties pour devenir son colistier, l'ancien gouverneur du Massachusetts Mitt Romney et le gouverneur du Minnesota Tim Pawlenty.














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