Dernière modification : 28/10/2008 

- Royaume-Uni - Russie


Un conservateur reconnaît son "erreur" dans un scandale
Un conservateur reconnaît son "erreur" dans un scandale
George Osbourne, un responsable du parti conservateur britannique, a admis avoir commis une "erreur" liée à un oligarque russe, Oleg Deripaska. Il est soupçonné d'avoir sollicité un don de la part du milliardaire, proche de Mandelson (photo).
Par AFP (texte)

Un responsable du parti conservateur britannique (opposition), accusé d'avoir sollicité pour sa formation un don d'un oligarque russe, a admis lundi avoir commis une "erreur", sans pour autant reconnaître les faits qui lui sont reprochés.

"Je n'ai jamais demandé, ni reçu d'argent, et j'ai respecté les lois, mais je pense avoir commis une erreur", a déclaré à la radio BBC George Osborne, le porte-parole des conservateurs pour les affaires économiques.

En politique, ce qui compte "ce n'est pas seulement ce que vous dites ou ce que vous faites, c'est comment les choses sont aperçues", a-t-il remarqué. Et "si je suis absolument honnête, cela ne paraît pas très bon, et je le regrette", a-t-il ajouté.

M. Osborne est accusé par l'un de ses amis, Nat Rothschild, richissime héritier de la dynastie de banquiers, d'avoir sollicité un don pour son parti auprès d'un magnat russe de l'aluminium, Oleg Deripaska.

Le porte-parole des conservateurs aurait profité, selon M. Rothschild, d'une de ses visites à bord du bateau de M. Deripaska au large de Corfou en août dernier pour suggérer un don de 50.000 livres aux Tories.

Les dons de la part d'étrangers étant interdits par la loi britannique, M. Osborne aurait proposé de la contourner en versant l'argent via une société britannique appartenant au milliardaire russe.

M. Osborne, appelé à devenir le prochain ministre des Finances si son parti remporte les élections prévues d'ici à mai 2010, n'a depuis cessé de clamer son innocence. La presse a fustigé son "manque de jugement".

Le scandale frappe aussi le ministre britannique du Commerce Peter Mandelson. Alors qu'il était encore commissaire européen pour le commerce extérieur, M. Mandelson avait également rencontré M. Deripaska en août à Corfou. Il est depuis accusé d'avoir accordé des faveurs au magnat russe.

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