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Bachelot ne s'oppose pas à la publicité pour l'alcool sur Internet

Vidéo par FRANCE 2

Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 29/10/2008

La ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, veut tenir compte de l'évolution des technologies et "moderniser la loi Évin" qui encadre strictement la publicité pour l'alcool. Des associations pensent que la ministre fait "fausse route".

La ministre de la Santé Roselyne Bachelot a annoncé qu'elle ne s'opposerait pas "à un amendement parlementaire" actualisant la loi Evin "en autorisant la publicité sur Internet", dans une interview parue dimanche sur le site lefigaro.fr.
   
"La loi Évin que j'ai votée n'a pas pris en compte Internet, car ce média n'était, à l'époque, pas aussi développé qu'aujourd'hui", a rappelé la ministre ajoutant que "les sites de vente à l'étranger, eux, prospèrent sans obstacles".
   
"Il faut donc moderniser la loi Évin, au vu de l'évolution des nouvelles technologies. C'est pourquoi je ne m'opposerai pas, lors de l'examen de la loi hôpital, patients, santé, territoire au Parlement, à un amendement parlementaire qui actualise la loi Évin en autorisant la publicité sur Internet", dit-elle
   
La ministre de la Santé entend toutefois "prévoir des garde-fous", dont l'interdiction des "techniques intrusives comme les spams ou les pop-ups, des publicités qui surgissent de manière spontanée sur le Web". La promotion de l'alcool "devra être assortie de messages sanitaires parfaitement visibles, adaptés à Internet, et respecter la neutralité imposée par la loi Évin", ajoute-t-elle.
   
Mme Bachelot demande également que "les sites dédiés à la jeunesse, au sport et aux activités physiques" soient "absolument exclus du champ d'application de la loi".

 

Colère des associations

 

Plusieurs associations de prévention en alcoologie ont écrit au Premier ministre François Fillon pour l'alerter sur les risques qu'il y aurait à autoriser la publicité généralisée sur l'Internet pour les boissons alcooliques.
   
"Je tiens à rassurer les associations (...). Je serai extrêmement vigilante sur l'application de cette réforme. (...) Nous installerons un comité de suivi qui veillera au respect de la loi et s'assurera de l'absence de tout contournement", assure encore Mme Bachelot dans son interview.

 

Faisant part de leur "incompréhension et inquiétude", les associations de prévention en alcoologie estiment dans un communiqué que même si la ministre exclut du champ d'application de la loi les sites "dédiés à la jeunesse et au sport", il s'agit de fait d'une "autorisation de faire de la publicité sur tous les sites". Elles pensent que la ministre fait "fausse route" en acceptant la publicité pour l'alcool sur l'Internet, qui risque d'inciter les jeunes à la consommation.

   
"Je ne vois pas ce que sont des sites pour la jeunesse", a dit à l'AFP Patrick Elineau, directeur général de l'ANPAA (Association nationale de prévention en alcoologie et addictologie). Pour lui, si la publication pour les boissons alcoolisées n'est pas limitée aux sites des producteurs, elle pourra se développer par exemple sur "un site de vente de disques" ou sur celui d'un fournisseur d'accès.
   
Or les jeunes "ne se limitent pas à surfer sur des sites qui leur seraient réservés", soulignent les associations.
   
Pour elles, une telle décision "met à mal la cohérence et la lisibilité de la politique de santé publique". A leurs yeux, la ministre veut, dans le projet de loi qu'elle a présenté la semaine dernière, "limiter la disponibilité de l'alcool par des mesures restrictives" concernant notamment les mineurs, et accepte dans le même temps "la libéralisation totale de la publicité pour les boissons alcooliques sur Internet".
   
Par ailleurs, "ouvrir tous les sites à la publicité, ce n'est pas donner aux viticulteurs français des armes égales aux producteurs étrangers", comme le voulait la ministre, mais c'est "livrer le marché français aux armes de publicité massives des grands groupes industriels ou des multinationales".
   
Outre l'ANPAA, sont signataires du communiqué la Fédération des acteurs de l'alcoologie et addictologie, Avenir santé, la Fédération Française de l'Addictologie, la Société Française de Santé publique, la Ligue contre le cancer, l'Association nationale des intervenants en toxicomanies et addictologie et l'Union nationale des associations familiales.

Première publication : 29/10/2008

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