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La grogne anti-Berlusconi profite à la gauche

Vidéo par Louise DUPONT

Texte par AFP

Dernière modification : 31/10/2008

Face aux grèves générales et manifestations à répétition contre la réforme de l'éducation, le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi, tente bon gré mal gré de tenir. Une aubaine pour l'opposition, au plus bas dans les sondages.

Silvio Berlusconi et l'opposition italienne ont engagé une partie serrée face à la grogne scolaire: la gauche entend l'utiliser pour se relancer tandis que le Cavaliere parie sur l'essouflement d'un mouvement qui menace sa forte popularité.

En moins d'une semaine, l'opposition a réussi à mobiliser à deux reprises plusieurs centaines de milliers de personnes alors que les protestations contre la réforme de l'éducation (classes en plein air, occupations d'universités, défilés....) sont quotidiennes du nord au sud du pays.

"La réforme a le mérite d'avoir réussi à mettre d'accord les mères et les enfants, les élèves et les enseignants, comblant le fossé entre les générations", se félicitait vendredi l'économiste de gauche Tito Boeri dans La Repubblica.

Lors de la grande manifestation de Rome jeudi, des mères ont défilé en famille, des chercheurs avec leurs étudiants et la presse s'est même fait l'écho d'occupation d'établissements avec la participation de parents inquiets d'une éducation au rabais pour leurs enfants.

Dans le primaire, la réforme prévoit un retour au "maître unique" et un temps scolaire ramené à 24 heures (contre 29/31 heures), une mesure qui touchera directement l'organisation quotidienne des parents.

Dans l'enseignement supérieur, d'importantes coupes budgétaires sont programmées et notamment le non-remplacement de 80% des départs en retraite.

Pour l'opposition, ce mécontentement constitue une incontestable bouffée d'oxygène face à un Silvio Berlusconi confronté à son premier grand mouvement social depuis qu'il est revenu au pouvoir il y six mois.

"L'idée selon laquelle Berlusconi vivrait une sorte de lune de miel permanente avec le pays a pris fin. Les premiers problèmes sérieux sont en train de surgir entre le gouvernement et les citoyens. Le château de cartes bâti par le gouvernement s'effondre", s'est réjoui vendredi l'ancien ministre des Affaires étrangères Massimo D'Alema.

La voie est cependant étroite pour le Parti démocrate (PD) de Walter Veltroni, la principale force d'opposition de gauche.

"Le PD doit réussir à faire la jonction avec la société civile. Il a besoin de s'appuyer sur le mouvement de protestation mais il ne peut pas aller trop loin" alors qu'il veut donner l'image d'un parti responsable prêt à gouverner, déclare à l'AFP le politologue Marc Lazar qui enseigne en Italie.

La gauche doit aussi compter avec un mouvement de jeunes spontané qui, "ni rouge, ni noir", refuse toute récupération.

Pour Berlusconi, qui jouit toujours d'une popularité record dans les sondages, la réforme est incontestablement un facteur de risque.

"Peut-elle être la peau de banane qui va faire trébucher le gouvernement ? Un peu comme la réforme des retraites" qui avait plongé dans la crise le premier gouvernement Berlusconi fin 1994, s'interrogeait vendredi le quotidien économique Il Sole 24 Ore, répondant par la négative.

Pour le philosophe Paolo Flores d'Arcais, il est encore trop tôt pour savoir si le mouvement actuel va durer ou n'être qu'un feu de paille.

"Ce n'est que le début. Le problème pour Berlusconi c'est qu'il dispose de très peu de marge de manoeuvre à cause de la crise mondiale" pour compenser le mécontentement social, souligne-t-il.

Le prochain test aura lieu le 14 novembre avec un grande manifestation du monde universitaire.
 

Première publication : 31/10/2008

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