Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

RDC : pour Lambert Mende, les désaccords de l'opposition sont à l'origine du blocage politique

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

François Fillon impassible face à la détresse des aide-soignantes

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Guillaume Gomez, l’autre chef de l’Élysée

En savoir plus

TECH 24

Bienvenue à Netflixland! Dans le QG du roi du streaming, à Los Gatos, en Californie

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Élection présidentielle : le désarroi des électeurs

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Une économie "décarbonée" est-elle possible ?

En savoir plus

FOCUS

France : rencontre avec ces catholiques de droite, fidèles coûte que coûte à Fillon

En savoir plus

#ActuElles

L’exploit de Zulala Hashemi, finaliste de "Nouvelle Star" en Afghanistan

En savoir plus

Les rebelles assurent ne plus vouloir tuer les otages

Vidéo par FRANCE 3

Texte par AFP

Dernière modification : 02/11/2008

Après avoir menacé d'exécuter les dix personnes enlevées vendredi au large du Cameroun, les pirates ont indiqué qu'ils avaient "changé d'avis". Six Français, travaillant pour le groupe pétrolier Total, figurent parmi les otages.

Le commandant Ebi Dari, le chef des Bakassi Freedom Fighters, qui assure détenir 10 otages dont 6 français enlevés vendredi à Bakassi (Cameroun), a affirmé samedi à l'AFP que son groupe avait "changé d'avis" et "n'allait plus les tuer".
   
"Nous n'allons pas les tuer. Nous avons changé d'avis après une réunion. Il n'y a plus d'ultimatum", a affirmé le commandant Dari, joint par téléphone depuis Libreville.
   
"Mais nous ne les relâcherons pas jusqu'à ce que nous obtenions ce que nous voulons: parler avec le gouvernement camerounais. Nous voulons les (représentants du gouvernement) voir et leur parler", a-t-il déclaré.
   
"Les otages sont bien traités et nous continuerons à bien les traiter", a-t-il précisé. "Les otages sont avec nous à Bakassi. Ils sont entre nos mains", a-t-il encore affirmé.
   
Le commandant Dari a expliqué qu'il avait eu de nombreux contacts avec des journalistes mais pas "avec le gouvernement camerounais ni avec le gouvernement français". "Avec personne avec qui nous voulions discuter", a-t-il résumé.
   
La veille, un autre responsable des Bakassi Freedom Fighters, le brigadier Akipee, avait menacé à plusieurs reprises de tuer les otages avant lundi.
   
"Je commencerai à les tuer un par un à partir de lundi (...) Les 10 (otages) sont entre nos mains. Si vous ne dites pas au gouvernement camerounais de venir ici (à Bakassi) discuter avec nous, nous les tuerons tous dans trois jours",  avait-il notamment déclaré, également par téléphone.
   
Le groupe affirme agir au nom des "gens de Bakassi", mais ses motivations restent floues. Le brigadier Akipee avait parlé "d'autodétermination" mais selon des sources proches des militaires camerounais, ils chercheraient surtout des "dommages et intérêts" et "compensations financières".
   
La péninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole et gaz, est une région de mangrove instable et infestée de groupes armés. Elle a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août dernier après quinze ans d'un différend frontalier.
   
Les dix otages (six Français, deux Camerounais, un Tunisien et un Sénégalais) faisaient partie de l'équipage d'un navire du groupe français Bourbon, le "Bourbon Sagitta", opérant sur un terminal pétrolier, a-t-on appris auprès de la compagnie en France.
   
Les rebelles ont attaqué dans la nuit de jeudi à vendredi le bateau de service, qui relie les plates-formes pétrolières du secteur où opère Total.
   
"Des individus armés à bord de trois +fly boats+ (vedettes) ont abordé le navire et sont repartis avec 10 des 15 membres de l'équipage", selon une porte-parole de Bourbon.
   
Les Bakassi Freedom Fighters sont des rebelles membres du Niger Delta Defence and Security Council (NDDSC), un mouvement qui a notamment revendiqué des attaques de juin et juillet dans la péninsule, où 7 soldats camerounais et un sous-préfet avaient été tués.

Première publication : 31/10/2008

COMMENTAIRE(S)