Dernière modification : 02/11/2008 

- Al-Qaïda - Autriche - Enlèvement - Mali - Tunisie


Les otages auraient été libérés contre une rançon
Les otages auraient été libérés contre une rançon
La libération des deux Autrichiens arrivés à Vienne après huit mois de détention dans le Sahara aurait été obtenue contre une rançon, affirme une source proche des négociations, malgré les démentis des autorités des deux pays.
Par AFP (texte)

Les deux anciens otages autrichiens, retenus pendant plus de huit mois dans le Sahara et libérés jeudi au Mali, ont atterri samedi soir à l'aéroport de Vienne-Schwechat à bord d'un avion affrété par l'armée de l'air autrichienne, a indiqué la police de l'aéroport.
   
Wolfgang Ebner, 51 ans, et Andrea Kloiber, 44 ans, voyageaient avec une délégation officielle conduite par la ministre des Affaires étrangères Ursula Plassnik. Les deux otages avaient été remis à la délégation lors d'une cérémonie samedi matin à Bamako par le président malien Amadou Toumani Touré.
   
Les deux Autrichiens, dont l'enlèvement fin février en Tunisie avait été revendiqué par la branche d'Al-Qaïda au Maghreb islamique, ont fait savoir qu'ils ne souhaitaient pas rencontrer les médias immédiatement lors de leur retour.
   
Ils ont été évacués en hélicoptère vers l'hôpital militaire de Vienne-Stammersdorf après leur arrivée à l'aéroport de Vienne, a indiqué un porte-parole du ministère Peter Launsky-Tiefenthal.
   
"Je suis soulagée de la libération des otages", a déclaré Mme Plassnik devant des journalistes lors d'une courte allocution à l'aéroport.
   
Les familles des ex-otages donneront une conférence de presse à Salzbourg dimanche à 10h30 GMT.
   
Le couple, habitué des randonnées dans le désert, avait été enlevé dans le sud de la Tunisie où il circulait à bord de son véhicule 4X4, puis avait été transféré dans le nord du Mali.
   
Les autorités maliennes et autrichiennes ont répété qu'elles n'avaient pas versé de rançon pour obtenir la libération des deux Autrichiens.
   
Une source proche des négociations, requérant l'anonymat, a néanmoins affirmé auparavant à l'AFP à Bamako: "Je sais qu'il y a une rançon qui a été payée (...) Mais (les ravisseurs) ont eu beaucoup moins qu'ils ne souhaitaient avoir".
   
Selon des médias autrichiens, les ravisseurs avaient d'abord exigé la libération d'islamistes détenus en Algérie et en Tunisie, avant, semble-t-il, de préférer le versement d'une rançon. Une source proche du dossier avait affirmé durant l'été qu'ils avaient demandé 5 millions d'euros, puis 2 millions.

Commentaires
Réagir à cet article
To prevent automated spam submissions leave this field empty.

Sur le même sujet
Fermer