Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

LE JOURNAL DE L’AFRIQUE

Afrique du Sud : violentes manifestations à Mahikeng

En savoir plus

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

La fin d'une ère : Arsène Wenger quitte Arsenal

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Contestation sociale en France : l'impossible concertation ?

En savoir plus

VOUS ÊTES ICI

Dans la peau d'un batelier du Nord

En savoir plus

CAP AMÉRIQUES

Le géant américain Starbucks accusé de racisme

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Emmanuel Macron peut-il réformer la Zone euro ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Café en capsules : "L'impact écologique est considérable"

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

Qui a peur de la dette ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Le succès des monnaies locales

En savoir plus

Un petit village déclare la guerre au tourisme sexuel

Texte par Anne MAILLIET

Dernière modification : 03/11/2008

La prostitution est légale en Allemagne, mais certains hommes préfèrent traverser la frontière pour aller en République tchèque où les filles sont bon marché. Les autorités locales ont décidé de s’attaquer à ce tourisme sexuel.

Chaque soir, les voitures en provenance de Bavière et de Saxe avancent lentement le long de la rue principale de Komotau, une petite ville tchèque située à quelques kilomètres de la frontière avec l'Allemagne. Le long de la route, des dizaines de femmes et de jeunes filles qui attendent le client dès la nuit tombée et offrent leur service à des prix défiant toute concurrence. Dans cette région frontalière, 80% des touristes sexuels sont des Allemands qui font l'aller-retour entre les deux pays pour se payer un cinq à sept avec une prostituée.

Mais la passe de l'autre côté de la frontière, en toute discrétion, c'est du passé. Du moins à Komotau.

La municipalité a installé des caméras de surveillance dans le centre-ville et publie depuis une semaine les photos des véhicules qui embarquent des prostituées sur son site internet.

Sur les clichés, les plaques d'immatriculation sont floutées, mais un tirage est également envoyé à l'adresse allemande des conducteurs. L'adjoint au maire de Komotau, Jan Rehak, espère que cette mesure aura un effet dissuasif, même si l'anonymat du client est préservé.

Depuis la chute du Mur en 1989, le problème de la prostitution frontalière ne fait qu'augmenter.  Et avec elle, la traite des femmes.

La majorité des prostituées qui font le tapin à Komotau et dans les autres villages de la région sont originaires de Moldavie, d'Ukraine ou du Brésil. Attirées en République tchèque par la promesse d'un emploi, elles y sont réduites à l'état d'esclaves sexuelles.
 

Première publication : 03/11/2008

COMMENTAIRE(S)