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Un petit village déclare la guerre au tourisme sexuel

Texte par Anne MAILLIET

Dernière modification : 03/11/2008

La prostitution est légale en Allemagne, mais certains hommes préfèrent traverser la frontière pour aller en République tchèque où les filles sont bon marché. Les autorités locales ont décidé de s’attaquer à ce tourisme sexuel.

Chaque soir, les voitures en provenance de Bavière et de Saxe avancent lentement le long de la rue principale de Komotau, une petite ville tchèque située à quelques kilomètres de la frontière avec l'Allemagne. Le long de la route, des dizaines de femmes et de jeunes filles qui attendent le client dès la nuit tombée et offrent leur service à des prix défiant toute concurrence. Dans cette région frontalière, 80% des touristes sexuels sont des Allemands qui font l'aller-retour entre les deux pays pour se payer un cinq à sept avec une prostituée.

Mais la passe de l'autre côté de la frontière, en toute discrétion, c'est du passé. Du moins à Komotau.

La municipalité a installé des caméras de surveillance dans le centre-ville et publie depuis une semaine les photos des véhicules qui embarquent des prostituées sur son site internet.

Sur les clichés, les plaques d'immatriculation sont floutées, mais un tirage est également envoyé à l'adresse allemande des conducteurs. L'adjoint au maire de Komotau, Jan Rehak, espère que cette mesure aura un effet dissuasif, même si l'anonymat du client est préservé.

Depuis la chute du Mur en 1989, le problème de la prostitution frontalière ne fait qu'augmenter.  Et avec elle, la traite des femmes.

La majorité des prostituées qui font le tapin à Komotau et dans les autres villages de la région sont originaires de Moldavie, d'Ukraine ou du Brésil. Attirées en République tchèque par la promesse d'un emploi, elles y sont réduites à l'état d'esclaves sexuelles.
 

Première publication : 03/11/2008

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