04 novembre 2008 - 07H36

Revue de presse
Tour d'horizon des titres de la presse quotidienne internationale
Par Marion GAUDIN (texte)

Chicago Tribune (Etats-Unis)

 
L’élection américaine commence à lasser les Américains. Pour certain, il est temps que ça se termine ! C’est du moins le sens d’un cartoon publié dans le "Chicago Tribune". On y voit un électeur soulagé d’avoir voté et heureux de pouvoir passer à autre chose.
 
 
Washington Post (Etats-Unis)
 
Un dernier temps fort est attendu mardi soir à Chicago, le QG d’Obama. Là-bas on est en train de préparer une grande soirée électorale et une "potentielle célébration", nous annonce le "Washington Post". Un grand rassemblement doit avoir lieu dans un immense parc où des chapiteaux ont été installés. Quelque 65 000 militants sont attendus à partir de 20h30. Barack Obama devrait s’exprimer à partir de 23 heures. 
 
 
Gulf News (Emirats Arabes Unis)
 
Si Barack Obama est élu, il deviendra l’un des rares leaders issus des minorités. Il rejoindra ainsi une petite liste de présidents ou leaders n’appartenant pas à la majorité ethnique du pays qu’ils dirigent. Un répertoire qui se compose pour l’instant d'Evo Morales en Bolivie, d'Hugo Chavez au Venezuela, d'Ali Khamenei en Iran...
 
 
Le Figaro (France)
 
Parmi les oubliés de la campagne électorale américaine, il y a notamment une écologiste, un indépendant et un dissident républicain. Même s’ils n’ont aucune chance de l’emporter, ils figurent sur les bulletins de vote dans de nombreux Etats et pourraient bien ravir quelques voix à Obama et McCain. En 2000, l’indépendant Ralph Nader, par exemple, avait contribué à faire perdre Al Gore en Floride.
 
 
Publico (Espagne)
 
Le quotidien espagnol "Publico" a publié un article intitulé "Le vote pour lequel personne ne se bat". Les musulmans en ont bien conscience : ni McCain ni Obama n’ont fait campagne pour eux. Résultat : beaucoup ont décidé de ne pas aller voter. À leurs yeux, McCain ou Obama, c’est à peu près pareil. L’un utilise les mots "musulmans" ou "arabes" comme une insulte et cherche à les diaboliser. L’autre fait tout pour ne pas être assimilé aux musulmans. Le seul qui a finalement osé parler des musulmans en termes positifs, c’est l’ancien secrétaire d’Etat de Bush, Colin Powell, depuis rallié à Obama. Il a déclaré : "Est-ce qu’il y a un problème avec le fait d’être musulman dans ce pays ? La réponse est non." Sous entendu : ce sont des citoyens comme les autres.
 
 
El Pais (Espagne)
 
À l’étranger tout le monde a les yeux rivés sur l’élection américaine… enfin presque. À Cuba et au Venezuela, par exemple, on roule ouvertement pour Obama, pour "el negro" comme l’appelle affectueusement Hugo Chavez. En Inde on est plutôt pro-McCain parce qu’il est davantage dans la continuité de George bush et que c’est bon pour les affaires. Une série de pays qui se sentent en revanche peu concernés. La Chine, mais aussi l’Iran où l’indifférence règne. A Gaza, c’est le désenchantement, comme l’a signalé un leader islamiste du hamas : "L’un nous tuera à coup de bombes, l’autre nous étranglera à la corde fine."
 
 
Le Figaro (France)
 
Au Kenya, on se passionne pour Barack Obama, le "fils du pays". Un kenyan témoigne et explique que dans les journaux on lit en premier lieu les pages sur Obama et on en vient à oublier les pages foot, c’est pour dire !
 
 
 
 
 
 
 

 

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