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Best of des petites phrases qui ont marqué la campagne

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Texte par FRANCE 24 avec dépêches

Dernière modification : 06/11/2008

Ces répliques ont égayé et parfois orienté la campagne présidentielle américaine : cinq minutes de vidéo sans commentaire pour se remémorer une course d'une intensité hors du commun.

Lire aussi sur notre site des Observateurs: "Présidentielle américaine 2008: un bon cru de marketing politique"

 

Les deux candidats à la Maison Blanche ont pu mesurer mardi le long chemin parcouru pour arriver au bout de leur ambition après près de deux années de campagne électorale, la plus chère de l'histoire des Etats-Unis.
  
Difficile de dire précisément quand la course a commencé. Pour le démocrate Barack Obama, 47 ans, n'est-ce pas un soir de juillet 2004, alors qu'il n'était pas même encore sénateur? Quant au républicain John McCain, 72 ans, n'a-t-il pas cherché à prendre une revanche sur son destin contrarié lors de la campagne présidentielle de 2000?
  
Le 27 juillet 2004, un inconnu nommé Barack Obama monte sur la scène de la convention démocrate de Boston et expose son rêve à des délégués subjugués: celui d'une nation ni noire, ni blanche, ni républicaine, ni démocrate, mais qui serait... les Etats-Unis d'Amérique.
  
Quatre ans plus tard, ce thème d'une Amérique réconciliée avec elle-même est devenu le credo de celui qui pourrait devenir le premier président noir des Etats-Unis.
  
M. Obama a annoncé sa candidature lors de la froide journée du 10 février 2007 à Springfield (Illinois, nord), ville où grandit Abraham Lincoln, ce président (républicain) qui sortit les Etats-Unis de la guerre de Sécession et de l’esclavage.
  
C’est devant l’immeuble où Lincoln avait commencé sa campagne abolitioniste que Barack Obama prend la parole: "Aujourd’hui, on nous appelle. C’est au tour de notre génération de se lever".
  
Il est trop tôt pour passer la main, pense au contraire John McCain. Le sénateur de l’Arizona a plus d’une fois frôlé la mort, physique comme politique, et n'est pas homme à renoncer.
  
En 2000, après huit ans de présidence démocrate, il s'est lancé une première fois dans la course à l'investiture républicaine. Une course stoppée nette lors des primaires où il est traîné dans la boue par l'équipe de son rival... George W. Bush.
  
Malgré tout, M. McCain se montre loyal sous la présidence Bush, sourd aux appels du camp démocrate et de son ami John Kerry, un ancien du Vietnam comme lui, pour le rejoindre en 2004. Luttant contre son tempérament de feu, il patiente, noue des liens avec des conservateurs du parti, échafaude patiemment sa candidature avant de l'annoncer formellement le 25 avril 2007. "Je ne suis pas le plus jeune des candidats, mais le plus expérimenté", dit-il à une petite foule de partisans à Portsmouth (New Hampshire, nord-est).
  
Le 3 janvier 2008, quand commencent les primaires, huit candidats sont en lice côté démocrate et sept chez les républicains.
  
Ni Obama, ni McCain ne sont favoris. La plupart des experts parient sur une finale new-yorkaise avec d'un côté Hillary Clinton et de l'autre Rudy Giuliani. La campagne McCain prend l'eau et manque d'argent.
  
Premiers à se prononcer, les électeurs de l'Iowa font mentir les experts. Obama remporte la mise côté démocrate et un quasi-inconnu, l'ex-pasteur baptiste Mike Huckabee, l'emporte chez les républicains.
  
Cinq jours plus tard, dans le New Hampshire, Mme Clinton prend l'avantage côté démocrate et M. McCain prouve qu'il faut compter avec lui.
  
Un épuisant duel Clinton-Obama débute dans le camp démocrate.
  
Il faut attendre le 4 mars pour boucler la course côté républicain, après les primaires du Texas et de l'Ohio. "C'est aujourd'hui que commence l'épreuve", lance McCain.
  
Côté démocrate, la course à l'investiture ne se termine que début juin après la dernière primaire et plus de 25 débats télévisés.
  
La course démocrate est marquée par des échanges acrimonieux entre les deux rivaux. Cet automne, la campagne McCain a repris à son compte nombre d'attaques utilisées par Mme Clinton contre son rival: inexpérience, élitisme, liens avec des personnages douteux...
  
Dans le but de séduire les électrices de Mme Clinton, John McCain choisit une femme, Sarah Palin pour figurer sur son "ticket", une première côté républicain.
  
A peine adoubés par les leurs lors des conventions de Denver et de Saint-Paul, les deux candidats sillonnent le pays sans relâche.
  
Suscitant un enthousiasme jamais vu lors des précédentes campagnes présidentielles, M. Obama attire des foules considérables. Des millions d'Américains s'inscrivent sur les listes électorales. A trois reprises, les deux candidats se retrouvent pour des face-à-face télévisés qui tournent à l'avantage du candidat démocrate. A partir de la fin septembre, les sondages placent en tête M. Obama.
  
Pourtant, à mesure que se rapproche l'échéance, les meetings de M. McCain suscitent un regain d'intérêt. Cible des caricaturistes, Sarah Palin fait un tabac partout où elle passe. Les républicains découvrent "Joe le plombier", figure de l'Américain râleur et entrepreneur et espèrent qu'il sera leur atout gagnant le soir du 4 novembre. Ils seront déçus.

Première publication : 05/11/2008

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