Lire aussi le carnet de route de nos envoyées spéciales à Chicago, Leela Jacinto et à Phoenix, Marie Valla.
Retrouvez également le portrait de Barack Obama en cliquant ici.
Et notre dossier: "Barack Obama, un président entre dans l’Histoire"
Normal 0 false false false MicrosoftInternetExplorer4
Normal 0 false false false MicrosoftInternetExplorer4
Dès l’annonce des résultats de la présidentielle américaine, la communauté internationale s’est empressée de féliciter chaudement Barack Obama, devenu dans la nuit de mardi à mercredi, le 44e président des Etats-Unis.
Un des tous premiers à congratuler le premier chef d’Etat noir américain, le président français Nicolas Sarkozy a fait part de ses espoirs. "Au moment où nous devons faire face tous ensemble à d'immenses défis, votre élection soulève en France, en Europe et au-delà dans le monde un immense espoir (...) Celui d'une Amérique ouverte, solidaire et forte qui montrera à nouveau la voie, avec ses partenaires, par la force de l'exemple et l'adhésion à ses principes", a-t-il estimé dans une lettre au nouveau président.
Comme Sarkozy, de nombreux chefs d’Etat et de gouvernement européens ont fait très rapidement parvenir leurs vœux à Barack Obama. Le Premier ministre britannique Gordon Brown a salué les "valeurs progressistes [du nouveau président] et sa vision pour l'avenir", tandis que la chancelière allemande Angela Merkel félicitait Obama de sa victoire "historique".
Economie, réchauffement climatique, Proche-Orient, Iran, Russie : les Européens ont un cahier de doléances chargé pour le futur président des États-Unis, après une administration Bush souvent accusée – surtout pendant son premier mandat – d'avoir traité par le mépris le Vieux continent.
Alors que la récession économique s’étend, les Européens entendent pousser Obama à accepter un calendrier de discussions internationales accéléré.
Sur ce sujet, Susilo Bambang Yudhoyono, président indonésien, a déclaré que son pays espérait "particulièrement que les Etats-Unis, sous la nouvelle présidence, (...) prendront des mesures concrètes pour surmonter la crise financière internationale."
Un agenda politique internationale très chargé
Barack Obama va également devoir composer avec un agenda très chargé en matière de politique étrangère, en particulier au Moyen-Orient. En ce qui concerne le règlement du conflit israélo-palestinien, le président de l’autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, a invité le nouveau président américain à relancer rapidement le processus de paix. Guillaume Auda, correspondant de France 24 à Ramallah, explique quant à lui que sur place "on se réjouit du départ de Bush et on fonde beaucoup d’espoirs sur Obama".
Côté israélien, Benjamin Netanyahu, chef de l’opposition de droite et candidat au poste de Premier ministre, a assuré à Obama être "convaincu" qu’il pourra travailler avec lui pour la paix dans la région.
En Afghanistan, le président Hamid Karzaï a déclaré : "J'espère que cette élection et l'arrivée au pouvoir du président Obama apportera la paix à l'Afghanistan, la vie et la prospérité au peuple afghan et au reste du monde".
Le gouvernement irakien a exprimer son "sincère désir" de coopérer avec le président Barack Obama dans l'intérêt des deux pays.
Les partisans du courant du chef radical chiite Moqtada Al-Sadr se montrent plus circonspects. A quelques jours du scrutin présidentiel, un membre de son bureau avait déclaré à Lucas Menget, qui suivait pour France 24 les élections depuis Bagdad : "...). Et là, on verra l’Amérique différemment."
Les pays africains tirent une grande fierté de la victoire d’Obama, dont le père était kenyan.
Le président du Kenya Mwai Kibaki a déclaré le jeudi 6 novembre férié afin de permettre aux Kényans "de célébrer l'exploit historique du sénateur Obama et de notre pays".
"L'Afrique, qui aujourd'hui est fière de ce que vous avez réalisé, ne peut qu'attendre avec impatience d'engager une relation de travail fructueuse avec vous au niveau bilatéral et multilatéral (...) pour créer un monde meilleur pour tous", a pour sa part déclaré Kgalema Motlanthe, le président de l'Afrique du Sud.
En Amérique latine, c’est l’espoir qui domine. L'espoir de relations apaisées avec le puissant voisin du Nord, alors que le sentiment anti-américain s'y est accentué face à l'unilatéralisme de l'administration de George W. Bush.



















Commentaires
Réagir à cet article