Dernière modification : 06/11/2008 

- Espagne - Pays basque


L'ETA revendique dix attentats
L'ETA revendique dix attentats
Les indépendantistes de l'ETA ont revendiqué 10 attentats à l'explosif, dont celui du 22 septembre qui avait tué un militaire. L'organisation basque annonce qu'elle compte poursuivre sa "résistance" armée jusqu'à ce que Madrid négocie.
Par AFP (texte)

L'organisation indépendantiste basque ETA a annoncé mercredi dans un communiqué qu'elle poursuivrait sa "résistance" armée jusqu'à ce que le gouvernement espagnol accepte de s'assoir à nouveau à la table des négociations pour reconnaître "les droits du Pays Basque".

Dans son communiqué, l'ETA revendique dix attentats à l'explosif, dont celui du 22 septembre qui avait tué un militaire à Santoña (Cantabrie, nord) et celui du 30 octobre sur le campus de l'Université de Navarre (nord) qui a fait 17 blessés légers.

"La résistance se poursuivra tant que les droits du Pays Basque ne seront pas reconnus et respectés", écrit l'organisation armée dans ce communiqué publié sur le site internet du journal indépendantiste basque Gara, canal habituel de communication de l'ETA.

Le gouvernement espagnol "s'assoiera à nouveau" à la table des négociations, ajoute le mouvement clandestin. "Nous les ferons s'assoir de nouveau pour reconnaître une fois pour toutes les droits du Pays Basque".

Depuis l'échec d'une tentative de négociations avec l'ETA en 2006-2007, le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero a affirmé à maintes reprises qu'il ne négocierait plus avec l'organisation indépendantiste.

Tenue pour responsable de 824 morts en 40 ans de campagne d'attentats pour l'indépendance du Pays Basque, l'ETA avait formellement mis fin en juin 2007 à cette tentative de dialogue entamée en mars 2006.

Elle avait de facto rompu sa trêve quelques mois plus tôt, le 30 décembre 2006, en commettant un spectaculaire attentat à l'aéroport de Madrid qui avait causé la mort de deux immigrés équatoriens.

L'ETA avertit dans son communiqué qu'elle ne "restera pas les bras croisés face aux attaques globales contre le Pays Basque", évoquant les mises hors la loi récentes de partis indépendantistes basques et les arrestations et incarcérations d'indépendantistes en Espagne et en France.

Inscrite sur les listes des organisations terroristes de l'Union européenne et des Etats-Unis, l'ETA estime que le gouvernement de M. Zapatero entend ainsi "intimider" la mouvance indépendantiste basque tout comme l'ont fait en vain tous les précédents gouvernements espagnols.

La seule façon de régler définitivement le contentieux basque est de "construire un cadre démocratique basé sur l'autodétermination" des Basques, souligne une nouvelle fois l'ETA.
 

Commentaires (2)

négociations = fin du conflit

Lors du dernier cessez-le-feu, le gouvernement espagnole n'avait pas montré de réel envie de négocier alors que la France avait nier le fait même de l'existence du conflit sur son territoire. La lutte armée connaîtra sa fin le jour où les droits du peuple basque seront reconnu. 40ans de lutte armée. 40 ans que les gouvernements français et espagnole tente d'en finir avec le mouvement indépendentiste par le biais de la répréssion. Qunad vont-il comprendre que le seul moyen d'en finir, le seul moyen de connaître la paix est de s'assoir autor d'une table? Qand vont-il enfin montrer du courage?

comment

dix attentats = résistance ,il faut au moins dir qu il sagit du terrorisme ou bien vous n etes pas d accord

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