06 novembre 2008 - 04H33
- Barack Obama - John McCain - Présidentielle américaine

Obama forme son équipe pour succéder à Bush
Au lendemain de l'élection, le président élu Obama s'attelle à préparer la transition avec l'administration Bush et à désigner ses collaborateurs. Rahm Emanuel (à droite sur la photo) a été nommé secrétaire général de la Maison Blanche.
Par AFP (texte)
Clément MASSE (vidéo)
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CHICAGO - Soucieux de s'atteler sans tarder à la mise en place de sa future administration, Barack Obama a proposé mercredi à Rahm Emanuel, représentant démocrate de l'Illinois, d'occuper le poste de secrétaire général de la Maison blanche.

Emanuel, proche de l'entourage politique immédiat d'Obama et élu de Chicago comme lui, devrait accepter rapidement l'offre que lui a faite le sénateur de l'Illinois quelques heures après sa victoire à la présidentielle de mardi, déclare-t-on de source démocrate.

 

Agé de 48 ans et connu pour son tempérament combatif, Emanuel était considéré comme le candidat le mieux placé pour le poste de secrétaire général, qui ferait de lui le principal "gardien" du Bureau ovale.

 

Obama pourrait annoncer jeudi et les jours suivants les noms de certaines personnalités de premier plan de sa future administration, comme ceux du secrétaire au Trésor et du secrétaire d'Etat.

Il a déjà jeté les bases d'une équipe de transition et ses collaborateurs "s'empressent de composer (ses) équipes pour l'économie et la sécurité intérieure", indique une source démocrate.

 

Après sa victoire sur le républicain John McCain, celui qui sera le premier président noir des Etats-Unis n'a pas de temps à perdre.

 
 
 
Onze semaines de transition
 

Théoriquement, Obama, qui prendra ses fonctions le 20 janvier 2009, dispose de onze semaines pour soigner la transition entre l'administration sortante du républicain George Bush et l'arrivée aux commandes du Parti démocrate.

 

Mais, "avec deux guerres à l'étranger et une crise financière internationale en cours, il ne peut pas y avoir de période pendant laquelle la nouvelle administration se contente de chercher ses marques", estime William Galston, professeur à l'Université du Maryland et ancien conseiller de Bill Clinton pour les questions de politique intérieure.

 

"Le besoin d'avoir une transition parfaite est plus fort qu'il n'a jamais été ces dernières décennies", ajoute-t-il.

 

"Durant cette période de transition, je tiendrai le président élu pleinement informé des décisions importantes", a déclaré mercredi le président George Bush en précisant avoir félicité Obama de son "impressionnante victoire".

 

Obama, quant à lui, a fait savoir qu'il avait d'ores et déjà "une assez bonne idée" des personnalités qu'il pourrait appeler à de hautes fonctions et a souligné qu'il inclurait "absolument" des républicains dans son administration. Parmi les noms pressentis pour la future administration reviennent nombre de responsables qui occupaient des postes de rang élevé sous Bill Clinton, dans les années 1990.

 
 
 
Kerry ou Holbrooke au département d’État?
 

Les guerres d'Irak et d'Afghanistan étant toujours en cours, le président élu pourrait maintenir à son poste le secrétaire à la Défense sortant, Robert Gates. Mais il pourrait aussi se tourner vers l'un de ses conseillers de campagne, Richard Danzig, ancien secrétaire à la Marine sous Bill Clinton.

 

Pour ce qui est du département au Trésor, plusieurs noms circulent, comme celui de Lawrence Summers, 54 ans, qui occupa le poste durant les 18 derniers mois du second mandat Clinton, ou celui de Paul Volcker, président de la Réserve fédérale de 1989 à 1997, ou de Timothy Geithner, actuel président de la Réserve fédérale de New York.

 

L'économiste de Chicago Austan Goolsbee et Jason Furman, ancien conseiller de Bill Clinton, sont également dans les petits papiers du président élu.

 

Pour le secrétariat d'Etat, on parle surtout de l'ancien candidat démocrate à la Maison blanche John Kerry, battu par Bush en 2004, ou de l'ancien diplomate Richard Holbrooke, l'un des principaux artisans des négociations de paix en Bosnie, conclues sous Clinton par les accords de Dayton (fin 1995).

 

On cite aussi les noms du sénateur sortant républicain Chuck Hagel ou de l'ancien sénateur démocrate Sam Nunn, qui présida de 1987 à 1995 la commission des Forces armées du Sénat.

 

James Steinberg, ancien conseiller de Clinton, est bien placé pour devenir le conseiller à la sécurité nationale. Elle aussi ancienne collaboratrice de Clinton, Susan Rice pourrait prétendre à ce poste ou à une autre fonction élevée.

 

Obama s'appuie aussi sur trois spécialistes de la politique étrangère appartenant à son personnel de campagne et qui pourraient bien se retrouver à la Maison blanche ou au département d'Etat. Il s'agit de Mark Lippert et de Denis McDonough, qui ont tous deux travaillé au Sénat, et de Ben Rhodes, auteur de discours d'Obama sur la politique extérieure.

 

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