Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

À L’AFFICHE !

Retour sur le palmarès du Festival de Cannes

En savoir plus

FOCUS

Migrants en Asie du Sud-Est : la traque des trafiquants en Thaïlande

En savoir plus

FACE À FACE

Failles et dysfonctionnements dans la protection du président Hollande

En savoir plus

EXPRESS ORIENT

Cisjordanie : le village de Nabi Saleh face à l'occupation

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Burundi : un mois après le début des manifestations, Paris suspend sa coopération sécuritaire

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : où en est la transition politique ? (partie 1)

En savoir plus

DÉBAT

Centrafrique : où en est la transition politique ? (partie 2)

En savoir plus

LE JOURNAL DE L'ÉCONOMIE

Câblo-distribution : consolidation du secteur aux États-Unis

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Rififi à la FIFA"

En savoir plus

Paris prévoit une baisse de la croissance et des déficits aggravés

Vidéo par AFP

Texte par AFP

Dernière modification : 06/11/2008

Le ministre du Budget français Eric Woerth a estimé que le déficit pour 2009 devrait dépasser la limite des 3%, tandis que la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a abaissé les prévisions de croissance entre 0,2% et 0,5%.

L'aggravation de la crise financière a conduit la France à revoir en baisse ses prévisions de croissance l'an prochain, désormais attendue entre 0,2% et 0,5%, alors que les déficits publics devraient s'aggraver.
  
La France table désormais sur une croissance comprise "dans une fourchette de 0,2% et 0,5%" en 2009 contre 1% auparavant, avec un budget bâti sur une prévision de 0,5% de croissance, a déclaré jeudi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, lors d'une intervention au Sénat.
  
Pour 2010, la France prévoit une croissance de 2% contre 2,5% auparavant. Ensuite, elle s'attend à "un retour à une croissance de l'activité à 2,5% en 2011 et 2012".
  
Le déficit public, initialement prévu à 2,7% de PIB en 2009 est, lui, revu en hausse à 3,1% de PIB, a annoncé le ministre du Budget, Eric Woerth, devant le Sénat.
  
Cette nouvelle prévision est "responsable, exceptionnelle comme la situation l'exige mais lucide", a plaidé Mme Lagarde, soulignant qu'elle était "la plus basse jamais retenue par un gouvernement en France".
  
Elle reste supérieure à celle de la Commission européenne qui a annoncé lundi prévoir une croissance nulle en France l'an prochain avec un déficit à 3,5%.
  
La France a procédé à cette révision pour tenir compte de l'aggravation de la crise financière dont les effets "commencent à se faire sentir et vont perdurer pendant plusieurs trimestres", a souligné la ministre.
  
Cette crise "laissera sur les économies des séquelles durables", a-t-elle dit.
  
La France a aussi revu en baisse sa prévision d'inflation en 2009, à 1,5% contre 2% prévu dans le budget, pour tenir compte de la baisse des prix des matières premières, ainsi que sa prévision de taux de change: elle table désormais sur un euro à 1,33 dollar l'an prochain contre 1,45 auparavant.
  
Les conséquences de la crise financière "l'emporteront sur les effets positifs" induits par la baisse de l'inflation et du cours de l'euro, a dit Mme Lagarde.
  
"La crise financière actuelle est une crise des abus, des excès, des excès de crédit, d'endettement, de complexité, de cupidité, d'irrationalité", a encore dit la ministre.
  
En 2008, Eric Woerth a dit s'attendre à "un peu plus de 3 milliards de recettes en moins" que prévu et tabler désormais sur un déficit à 2,9% du PIB contre 2,7% auparavant.
  
En 2009, "nous n'augmenterons pas le poids global des impôts même si les recettes publiques venaient à fléchir", a redit Christine Lagarde.

Première publication : 06/11/2008

COMMENTAIRE(S)