Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

DÉBAT

Migrants illégaux : l'impasse à Calais, dans le nord de la France

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile mexicaine réclame la démission du président

En savoir plus

FOCUS

Mines d'uranium en Inde : les populations sacrifiées de Jadugoda

En savoir plus

LES ARTS DE VIVRE

Nouveaux jardins d'idées

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Ottawa, la fin de l'innocence"

En savoir plus

REVUE DE PRESSE

"Les "étudiants attardés" du PS"

En savoir plus

DÉBAT

Organisation de l'État Islamique : l'Iran réaffirme son soutien à l'Irak : à quel prix ?

En savoir plus

ICI L'EUROPE

Entretien exclusif avec José Manuel Barroso, président de la Commission européenne

En savoir plus

À L’AFFICHE !

"Magic in the moonlight" : la magie opère dans le dernier Woody Allen

En savoir plus

Paris prévoit une baisse de la croissance et des déficits aggravés

Vidéo par AFP

Texte par AFP

Dernière modification : 06/11/2008

Le ministre du Budget français Eric Woerth a estimé que le déficit pour 2009 devrait dépasser la limite des 3%, tandis que la ministre de l'Économie, Christine Lagarde, a abaissé les prévisions de croissance entre 0,2% et 0,5%.

L'aggravation de la crise financière a conduit la France à revoir en baisse ses prévisions de croissance l'an prochain, désormais attendue entre 0,2% et 0,5%, alors que les déficits publics devraient s'aggraver.
  
La France table désormais sur une croissance comprise "dans une fourchette de 0,2% et 0,5%" en 2009 contre 1% auparavant, avec un budget bâti sur une prévision de 0,5% de croissance, a déclaré jeudi la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, lors d'une intervention au Sénat.
  
Pour 2010, la France prévoit une croissance de 2% contre 2,5% auparavant. Ensuite, elle s'attend à "un retour à une croissance de l'activité à 2,5% en 2011 et 2012".
  
Le déficit public, initialement prévu à 2,7% de PIB en 2009 est, lui, revu en hausse à 3,1% de PIB, a annoncé le ministre du Budget, Eric Woerth, devant le Sénat.
  
Cette nouvelle prévision est "responsable, exceptionnelle comme la situation l'exige mais lucide", a plaidé Mme Lagarde, soulignant qu'elle était "la plus basse jamais retenue par un gouvernement en France".
  
Elle reste supérieure à celle de la Commission européenne qui a annoncé lundi prévoir une croissance nulle en France l'an prochain avec un déficit à 3,5%.
  
La France a procédé à cette révision pour tenir compte de l'aggravation de la crise financière dont les effets "commencent à se faire sentir et vont perdurer pendant plusieurs trimestres", a souligné la ministre.
  
Cette crise "laissera sur les économies des séquelles durables", a-t-elle dit.
  
La France a aussi revu en baisse sa prévision d'inflation en 2009, à 1,5% contre 2% prévu dans le budget, pour tenir compte de la baisse des prix des matières premières, ainsi que sa prévision de taux de change: elle table désormais sur un euro à 1,33 dollar l'an prochain contre 1,45 auparavant.
  
Les conséquences de la crise financière "l'emporteront sur les effets positifs" induits par la baisse de l'inflation et du cours de l'euro, a dit Mme Lagarde.
  
"La crise financière actuelle est une crise des abus, des excès, des excès de crédit, d'endettement, de complexité, de cupidité, d'irrationalité", a encore dit la ministre.
  
En 2008, Eric Woerth a dit s'attendre à "un peu plus de 3 milliards de recettes en moins" que prévu et tabler désormais sur un déficit à 2,9% du PIB contre 2,7% auparavant.
  
En 2009, "nous n'augmenterons pas le poids global des impôts même si les recettes publiques venaient à fléchir", a redit Christine Lagarde.

Première publication : 06/11/2008

COMMENTAIRE(S)