- Condoleezza Rice - Israël - Territoires palestiniens
La secrétaire d'Etat américaine, Condoleezza Rice, s'est efforcée vendredi à Jérusalem et Ramallah d'assurer la survie du processus de paix lancé il y a un an à Annapolis, avec l'avènement à Washington en janvier de l'administration du président élu Barack Obama.
Après avoir rencontré les principaux dirigeants israéliens jeudi et vendredi, elle s'est rendue à Ramallah en Cisjordanie, où elle s'est dite "certaine" que les Palestiniens auront bientôt un Etat.
"Ils (les Palestiniens) sont des gens dignes et je suis certaine qu'un jour viendra bientôt où ils auront un Etat à la hauteur de cette dignité", a affirmé Mme Rice dans une conférence de presse après un entretien avec le président palestinien Mahmoud Abbas.
En réponse à une question, elle a rejeté "l'échec" du processus de négociation entre Israéliens et Palestiniens lancé en novembre 2007 à Annapolis près de Washington, mais qui ne devrait pas aboutir selon sa propre admission en 2008 comme cela avait été convenu.
"C'est le contraire. Nous devons montrer qu'Annapolis a jeté les bases pour l'éventuelle création d'un Etat de Palestine", a-t-elle dit. "Le processus d'Annapolis est viable, vibrant et il continue".
Elle a affirmé qu'elle transmettrait à la nouvelle administration américaine une demande palestinienne pour le maintien "du mécanisme du surveillance et du rôle américain dirigeant dans ce mécanisme".
L'objectif de ce mécanisme, mis en place dans la foulée d'Annapolis, est de surveiller le respect par les parties des obligations de la Feuille de route, un plan de paix international prévoyant dans sa première phase le gel de la colonisation juive dans les territoires palestiniens et l'arrêt des attaques anti-israéliennes par les groupes armés palestiniens.
Mme Rice a répété que la poursuite de la colonisation était "incompatible avec l'atmosphère qui contribue à faire progresser les négociations".
"Aucune partie ne doit prendre des mesures susceptibles de préjuger de l'issue des négociations. Les frontières doivent être négociées entre les parties conformément aux résolutions 242 et 338 du Conseil de sécurité de l'ONU", a-t-elle ajouté.
M. Abbas a convenu que le processus d'Annapolis avait "jeté des bases très solides qui nous permettront d'avancer vers la paix avec la nouvelles administration américaine, et celle en Israël", où sont prévues des élections anticipées en février 2009.
"Nous avons demandé à Mme Rice de transmettre à la nouvelle administration notre souhait de la voir s'occuper immédiatement de la question du Proche-Orient car il ne faut perdre de temps", a-t-il ajouté.
La Maison Blanche a reconnu ouvertement jeudi qu'un accord de paix israélo-palestinien, que le président George W. Bush espérait arracher avant la fin de son mandat en janvier, était improbable dans ce délai.
Selon la presse israélienne, M. Rice, faute d'un accord, doit rédiger à l'intention de la prochaine administration un texte résumant "l'évolution des négociations et définira ce qu'il reste à faire en vue d'arriver à un accord".
"A un moment donné, il sera important de consigner d'une manière ou d'une autre tout ce qui aura été accompli" depuis le lancement de ce processus, a confirmé Mme Rice jeudi, sans toutefois préciser la forme que prendrait ce document.
Mme Rice, qui effectue sa 19e visite dans la région en deux ans, devait se rendre vendredi soir en Jordanie pour quelques heures avant de retourner à Jérusalem.
Samedi, elle doit effectuer une visite sans précédent à Jénine en Cisjordanie, où un plan sécuritaire appliqué par l'Autorité palestinienne porte ses fruits.
Elle assistera dimanche en Egypte à une réunion du Quartette, qui comprend les Etats-Unis, l'Union européenne, la Russie et l'ONU, et qui a rédigé la Feuille de route.



























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