08 novembre 2008 - 15H53
- Voile

Compte à rebours avant le départ du Vendée Globe
Avec des conditions météo musclées, les trente skippeurs du 6ème Vendée Globe s'apprêtent à entamer dimanche cette course autour du monde à la voile en solitaire . Les monocoques prennent le départ depuis les Sables d'Olonne.
Par AFP (texte)
France 3 (vidéo)

Le départ tant attendu sonne dimanche (13h02), aux Sables d'Olonne (Vendée), l'heure de la délivrance pour les 30 marins du 6e Vendée Globe, la course autour du monde à la voile en solitaire en monocoque sans escale et sans assistance.

  

Pendant trois semaines, les skippeurs ont tourné en rond autour des pontons, du village départ et dans les salles de presse. Pour les favoris, Michel Desjoyeaux (Foncia) et Vincent Riou (PRB), les deux seuls ex-vainqueurs (4e et 5e éditions) à revenir, ou Loïck Peyron (Gitana Eighty), 2e de la première édition en 1989-90, les sollicitations n'ont pas cessé. Pour les outsiders et les modestes, la semaine du départ est aussi un moment unique pour faire parler de soi et du sponsor.

  

Mais les choses sérieuses commencent dimanche, avec le premier coup de tabac attendu dans le golfe de Gascogne. Les 30 bateaux au départ, dont 20 spécialement conçus pour cette course, avec un niveau de préparation du couple skippeur-voilier inégalé par le passé, vont affronter un vent de face de sud-ouest de 20 à 25 noeuds (un noeud = 1,85 km/h), et une mer formée avec des creux de trois mètres.

  

"On va entrer sur le ring directement avec Tyson en face de nous!", dit Yann Elies (Generali). "Il n'est jamais très agréable de se faire tabasser dès le début, mais on va essayer de préserver le bateau et de sortir de là le plus vite possible". Premier objectif, les côtes portugaises, où un vent portant de nord devrait pousser les bateaux confortablement vers la zone des alizés.

  

Ensuite, il faudra doubler dans cet ordre les trois caps (Bonne Espérance, Leeuwin et Horn), traverser les trois océans, l'Atlantique du nord au sud, l'Indien et le Pacifique d'ouest en est, puis de nouveau l'Atlantique pour le retour.

  

Pour les navigateurs, "en revenir est déjà la première victoire" selon une des formules de Jean Le Cam (VM Matériaux). La deuxième serait de l'emporter. Mais le pronostic est difficile, car les favoris sont, cette année, une bonne quinzaine.

  

Parmi ces favoris, trois présentent une particularité qui les fera entrer dans l'histoire en cas de victoire dans un peu plus ou un peu moins de 80 jours aux Sables d'Olonne: le Suisse Bernard Stamm (Cheminées Poujoulat), les Anglais Mike Golding (Ecover) et Alex Thomson (Hugo Boss) pourraient être les premiers non français à remporter un Vendée Globe.

  

Thomson, un moment incertain après que son bateau eut été abordé par un chalutier il y a trois semaines, ne semble pas avoir été perturbé par ce contretemps. Rassuré sur l'état de son monocoque, remis à neuf après avoir souffert d'un démâtage et d'une brèche dans la coque, il pourrait même puiser un surcroît de motivation dans cette contrariété.

  

Autre marin rassuré, Raphaël Dinelli (Fondation ocean vital) qui prendra bien le départ, malgré les soucis financiers de sa fondation.

  

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