Regardez notre reportage sur les débats sur les motions dans le 11ème arrondissement de Paris
Le vote sur les motions socialistes a plus mobilisé que ce qui était prévu. Alors que les cadres et les experts du Parti socialiste (PS) tablaient sur un taux de participation aux alentours de 50 %, le résultat enregistré à l’issue du vote le 6 novembre se rapproche davantage de la barre des 60 %.
Un surplus d’affluence constaté par Gilles Marron, secrétaire de section dans le IVe arrondissement de Paris : "Un certain nombre de camarades, qui avaient adhéré en 2006, n'avaient pas renouvelé leur cotisation 2007, mais sont revenus la régler le jour du scrutin."
Le retour des militants à 20 euros
A l'origine de ce sursaut, les fameux "militants à 20 euros", qui n'ont pas totalement déserté le parti. Ralliés au PS pour soutenir Ségolène Royal lors de l’élection présidentielle de 2007, ces sympathisants n’ont pas été découragés par le retour à l'ancien prix de cotisation, 50 euros.
Peut-être justement en raison du retour de ces militants. Le maire de Paris Bertrand Delanoë ne compte que trois voix d’avance sur Ségolène Royal sur 173 votants dans un bureau de vote qui se trouve à quelques hectomètres de l’hôtel de ville.
Les militants gardent espoir
La motion de Ségolène Royal a obtenu 29 % des suffrages au niveau national. L’ex-candidate à la présidentielle est suivie de près par celles de Bertrand Delanoë et de Martine Aubry, qui recueillent chacune autour de 25% des voix. Ce scénario, qui favorise un consensus mou entre les motions, était redouté par les cadres du parti, mais n’inquiète pas outre mesure les socialistes de la section.
"A partir du moment où les motions se resserreront et donneront des résultats, il n'y aura pas de bisbilles, prédit Roland Dumas, ancien ministre des Affaires étrangères du président François Mitterrand. Et ce sera plus facile de trouver des accords."
Tractations et alliances devraient ainsi rythmer les jours précédant le Congrès de Reims. Au grand dam des pro-Royal qui craignent un front uni contre leur candidate.
Dominique Bertinotti, maire du IVe arrondissement de Paris et proche de Ségolène Royal se dit néanmoins confiante "sur le fait que les militants choisissent vraiment le sens de la rénovation et que ce Congrès soit un Congrès utile."
S’ils sont venus dire par leur vote qu'ils croyaient encore en l’avenir du parti, les militants aiment aussi à rappeler qu'ils ne supporteront pas d'être victime de la guerre des chefs. Prochain épisode du feuilleton socialiste du 14 au 16 novembre à Reims avant l’élection du premier secrétaire le 20.


















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