09 novembre 2008 - 10H25
- Indonésie - Islamisme - Terrorisme

Heurts lors l'inhumation des trois islamistes exécutés
Islamistes et police se sont opposés au cours de l'inhumation, sur l'île de Java, de deux des trois terroristes exécutés dans la nuit. Les trois hommes avaient été condamnés à mort pour leur participation aux attentats de Bali en 2002.
Par AFP (texte)
Lise BARCELLINI (vidéo)

Des centaines de sympathisants ont participé dimanche matin à l'inhumation des trois terroristes islamistes exécutés dans la nuit pour les attentats de Bali, certains appelant à venger leurs morts, selon des journalistes de l'AFP.
  
Des heurts ont brièvement opposé la foule à la police à Tenggulun (est de l'île de Java) lorsque sont arrivées les dépouilles de deux des trois fusillés, les frères Ali Ghufron, 48 ans, et Amrozi, 47 ans. "Allez-vous en!", "Djihad" ("Guerre sainte") et "Allahi Akbhar" ("Allah est le plus grand") ont crié des militants islamistes aux très nombreux policiers.
  
Les corps ont ensuite été transportés à la mosquée locale avant l'inhumation.
  
La tension a également été forte à Serang (ouest de Java), le village du troisième fusillé, Imam Samudra, 38 ans, rapidement inhumé après l'arrivée de sa dépouille par hélicoptère.
  
Les trois terroristes ont été fusillés peu après minuit à proximité de la prison ultra-protégée de l'île de Nusakambangan, au large de Java, où ils étaient incarcérés. Ils avaient été condamnés à mort en 2003 pour avoir participé ou organisé les attentats ayant fait 202 morts dans un café et une boîte de nuit de Kuta, le 12 octobre 2002. 88 Australiens, 38 Indonésiens, 23 Britanniques et 4 Français avaient été tués dans ces attaques attribuées à la Jemaah Islamiyah (JI), réseau terroriste actif en Asie du Sud-Est.
  
A Tenggulun et Serang, des militants islamistes ont assuré dimanche que la mort des trois hommes ne resterait pas inpunie. "Ce sont des martyrs. Ils ont combattu au nom de l'islam et en sont morts. Leur décès n'est pas une défaite", a déclaré l'un d'eux. "Il y aura probablement des actes de représailles. Lorsque le sang musulman coule, il y a des conséquences", a ajouté Ganna, 26 ans, qui avait parcouru les 90 km séparant Jakarta de Serang pour "montrer son soutien".
  
Le plus haut responsable du Conseil des oulémas, haute autorité de l'islam en Indonésie, a cependant affirmé dimanche que les trois terroristes ne pouvaient être considérés comme des "martyrs". "Celui qui tue autrui ne peut mourir en martyr, à moins qu'il ne mène une guerre au nom de la religion. Ce qui n'était pas leur cas", a expliqué Umar Shihab, cité par le site Detikcom. La quasi totalité des Indonésiens, qui pratiquent un islam modéré, ont également condamné, dans des sondages, les attentats aveugles.
  

Commentaires

bien fait

c'est juste.mais il devait péri en prison.
durant toute leurs vie.connaitre aussi la souffrance.

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