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- Israël - Jérusalem
Les élections municipales qui vont se tenir mardi en Israël auront pour principal champ de bataille Jérusalem, toujours au coeur de vives tensions politiques et religieuses.
De toutes les villes du pays, Jérusalem se targue d'être la plus complexe à diriger, en raison de sa population particulièrement diversifiée. Un problème que ne connait ni Tel Aviv, plus préoccupée par son économie, Haïfa, où juifs et musulmans vivent en bonne intelligence, et Beersheva, oubliée dans le désert.
"Unifier Jérusalem", "Jérusalem indivisible", "Jérusalem dans son intégrité", "Jérusalem, âme du peuple juif", ne sont que quelques-uns des slogans des candidats au scrutin dans la Ville sainte.
Un programme en forme d'assurances à l'intention de l'électorat qui, paradoxalement, n'a jamais été aussi divisé.
Juifs laïcs ou religieux ultra-orthodoxes, arabes musulmans et chrétiens : la ville ressemble à un puzzle complexe dont les pièces ont les plus grandes difficultés à s'ajuster les unes aux autres.
Une tâche que les différents candidats se sont engagés à accomplir s'ils sont élus, en dépit du boycottage annoncé de la population arabe qui constitue près d'un tiers des quelque 700.000 habitants.
Le maire sortant, l'orthodoxe Uri Lupolianski, ne se représente pas après un mandat de cinq ans et le chef de l'opposition municipale, Nir Barkat, représentant la partie laïque de la population, s'est lancé dans la course à sa succession.
"Les jeunes quittent la ville qui devient de plus en plus religieuse ... Jérusalem mérite un meilleur sort que celui qui lui a été réservé par Lupolianski", affirme cet homme d'affaires de 49 ans qui arrive en tête des sondages.
Son principal adversaire, Meïr Poroush, un juif orthodoxe, assure de son coté: "Je serai le maire de toute les secteurs de la population sans favoriser personne".
L'un des principaux enjeux de la campagne est la question des quartiers arabes de la ville, dont l'avenir est lié également aux négociations israélo-palestiniennes.
Les Palestiniens veulent faire de la partie orientale de Jérusalem la capitale de leur futur Etat, idée complètement rejetée par l'ensemble des candidats.
Nir Barkat, ancien membre du Kadima du Premier ministre démissionnaire Ehud Olmert, affirme avoir quitté le parti "lorsque des gens de Kadima ont évoqué la possibilité de renoncer à certains quartiers de la capitale qui doit rester unifiée".
M. Poroush prévient également qu'"aucune concession n'est envisageable sur Jérusalem".
Les deux hommes ainsi qu'un troisième candidat, le milliardaire Arcady Gaydamak -- qui tente de convaincre les Arabes de voter plus lui à coups d'encarts dans la presse de Jérusalem-est --, affirment néanmoins qu'ils s'engagent à offrir de meilleurs services à la population arabe défavorisée.
"C'est le Far-West dans ces quartiers", déclare M. Barkat qui ajoute que "la mairie doit offrir les mêmes droits à tous ses concitoyens".
Le gouvernement israélien a annexé toute la partie orientale de Jérusalem après la victoire militaire de 1967 puis décrété une loi qui fait de l'ensemble de la ville "la capitale indivisible de l'Etat d'Israël" en 1980.
Les trois principaux candidats se sont livrés à une surenchère à droite soutenant "l'indivisibilité de la capitale" afin de s'attirer les voix des électeurs, en majorité à droite.
Nir Barkat est d'ailleurs soutenu par le rabbin Mordehaï Eliahou, guide sprituel du Parti national religieux, tandis que Meïr Poroush s'est trouvé des appuis au sein de l'extrême droite.
Les deux hommes qui s'affrontent depuis des semaines dans des débats publics sont d'accord sur un point: le mont du Temple (l'Esplanade des mosquées pour les Arabes) devra rester sous souveraineté juive, quel que soit l'accord de paix qui pourrait être conclu avec les Palestiniens.
Les analystes estiment généralement que le scrutin municipal n'aura pas d'incidence sur les législatives anticipées de février.

























Commentaires (1)
Reportage complétement stupide et simpliste
Désolé monsieur le journaliste, mais ce ne sont pas les ultra orthodoxes qui font partir qui que ce soit de la ville ! Meme Nir Barkat le dit ! Tout le monde quitte la ville car il n'y a pas d'emploi et les loyers sont ULTRA élevés. Les ultra orthodoxes sont d'ailleurs les premiers à la quitter.
Il faut d'ailleurs savoir que Nir Barkat n'a jamais fait la moindre déclaration anti Ultra orthodoxe de toute sa campagne.
Vous êtes parti dans l'attention de préparer un reportage pour montrer les tensions entre laiques et religieux mais vous en avez largement rajouté...
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