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- France - Parti socialiste - Ségolène Royal
Lisez notre dossier: "Le Parti socialiste français en quête d'un nouveau souffle"
Traversée par des ambitions contraires, l'équipe de Ségolène Royal entame une semaine à hauts risques, sous la pression des autres courants du Parti socialiste qui attendent ses propositions de rassemblement.
Deux réunions devraient avoir lieu lundi autour de l'ex-candidate à l'Elysée que les militants socialistes ont placée en tête à l'issue du premier round du congrès de Reims: réunion du "conseil politique" dans ses locaux du boulevard Raspail puis rencontre des "mandataires" de sa motion au Sénat.
Pendant le week-end, au programme "strictement privé" selon son entourage, la présidente de Poitou-Charentes a néanmoins eu des contacts pour préparer un congrès à l'issue très incertaine en raison de l'émiettement des suffrages.
François Hollande, qui a soutenu Bertrand Delanoë, a fait monter la tension d'un cran samedi, réclamant au camp Royal des propositions rapides pour une "orientation majoritaire" et un nom de premier secrétaire.
Dimanche, Vincent Peillon, candidat de compromis potentiel si Ségolène Royal décidait de ne pas briguer la succession de François Hollande, a espéré un accord "dans les 48 heures".
Dans l'entourage de Martine Aubry, on attend des "propositions politiques pour tenir compte du vote de jeudi en faveur d'un renouvellement ancré à gauche", explique Laurence Rossignol, l'une des porte-parole de la maire de Lille.
Car "dans l'état actuel des choses, il est impossible de s'allier avec Ségolène Royal", tranche Claude Bartolone qui souligne le "grand écart" entre ce que l'ancienne candidate prônait pendant la présidentielle, son texte de motion et les
idées défendues pendant la campagne interne.
"On ne sait plus s'il faut écouter ce qu'a dit Ségolène Royal ou Royal Ségolène", raille le député de Seine-Saint-Denis.
"COMMENT ON FAIT?"
Pour Ségolène Royal, la partie sera également délicate en interne.
Longtemps distancée dans les sondages, sans réseau structuré dans les fédérations, elle s'est alliée en septembre avec le collectif de "La ligne claire", composé de barons locaux dont le poids explique en partie son succès de jeudi soir.
Pour obtenir leur soutien, elle a dû mettre sa candidature au poste de premier secrétaire "au Frigidaire".
"Elle n'a pas les moyens d'être candidate sur son nom sinon, elle perd (le maire de Lyon Gérard) Collomb et (le président du conseil général des Bouches-du-Rhône Jean-Noël) Guérini", qui ne veulent pas d'un PS dirigé par un présidentiable, explique un proche.
Trois de ses proches se voient en premier secrétaire de consensus, avec des orientations opposées.
Député européen, ancien adversaire de la Constitution européenne, Vincent Peillon, 48 ans, penche pour un accord avec Martine Aubry.
Candidat déclaré au poste de premier secrétaire depuis un an, Julien Dray, 51 ans, a renouvelé son offre de services dès vendredi matin.
Numéro deux du PS sous la houlette de François Hollande, François Rebsamen, 57 ans, est partisan d'unrapprochement avec Bertrand Delanoë - ce que Ségolène Royal appelle en privé un "retour à la case départ".
Jeudi soir, alors que la défaite du maire de Paris se profilait, le premier secrétaire sortant a multiplié les coups de téléphone avec ses "amis" dans l'entourage de Ségolène Royal.
"Toutes les dix minutes, il demandait: 'alors comment on fait ?", raconte l'un d'entre eux.


























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