10 novembre 2008 - 10H45
- Allemagne - États-Unis - France - Industrie automobile

Vent de panique chez General Motors et Ford
Le fleuron de l'industrie automobile américaine, General Motors, est au bord de la faillite et a appelé à l'aide au début du mois de novembre. Barack Obama a réagi en promettant de sauver cette industrie-phare de l'économie nationale.
Par Ségolène ALLEMANDOU (texte)
France 2 (vidéo)

Les ventes automobiles aux États-Unis ont plongé de près de 32% en octobre et les géants de Detroit, General Motors et Ford, s'approchent dangereusement de la faillite.
 

General Motors  (GM) est au bord de la faillite. Il annonce une perte de 2,5 milliards de dollars au troisième trimestre. Le groupe a admis, début novembre, qu'il risquait de se retrouver, début 2009, avec un niveau de liquidités ne lui permettant plus de poursuivre normalement son activité. La société, qui ne compte que 16, 2 milliards de dollars de liquidités, estime qu'il lui faut de 11 à 14 milliards de dollars supplémentaires pour continuer à fonctionner. Le dilemme est de taille : GM, qui célébrait cette année son centenaire, compte plus de 250 000 employés.

 
Le 16 novembre, Rick Wagoner, PDG de General Motors, a d'ailleurs demandé une aide d’urgence lors d’une interview, ajoutant que si l’industrie automobile venait à subir de fortes pressions, "l’impact sur l’économie américaine serait dévastateur".

Son dauphin Ford a annoncé des pertes bien moins lourdes, à hauteur de 129 millions de dollars au troisième trimestre, mais en accumule près de 24,5 milliards de dollars depuis 2006. Avec 29 milliards dans ses caisses, le groupe devrait encore pouvoir tenir un peu moins d'un an, mais compte déjà réduire outre-Atlantique ses effectifs à hauteur de 10%.


Chrysler
, le troisième "grand", qui n'a pas publié ses résultats, n’est pas épargné par cette crise non plus.

   

Face au risque de faillite, les responsables américains se mobilisent pour voler à leur secours. "L'industrie automobile est la colonne vertébrale de l'industrie américaine et a un rôle essentiel à jouer dans nos efforts de réduction de notre dépendance à l'égard du pétrole étranger", a lancé, le 10 novembre, le président élu Barack Obama qui s'est prononcé en faveur d'un plan de sauvetage automobile que le Congrès s'apprête à a adopter.

Début septembre, le Congrès a déjà approuvé  une enveloppe de 25 milliards de dollars de prêts à taux réduits pour que l'industrie américaine produise des modèles "moins gourmands" en carburant. Les aides n'ont pas encore été versées et les "trois grands", qui ont prévenu ne pas être en mesure d’attendre jusqu’au 20 janvier, jour où Barack Obama prendra officiellement ses fonctions, réclament déjà 25 milliards de plus.

Commentaires

L'aide doit être qu'une subvention

L'entreprise étant une génératrice de revenue, aussi une création de richesse au et pour les nationaux, jouir d'une normalité d'assainissement en cas de problème majeur vis à vis de l'état étant donné qu'elle est le part du tissu économie du pays. Mais que cela soit situer rien qu'une subvention, dans perception la concurrence installe normalement l'équilibre de l'économie au niveau national puisque la balance du marché se penchera d'un coté nécessairement.

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