De l’Amérique à l'Asie, en passant par l'Europe, le marché automobile s’effondre. Si les constructeurs européens sont contraints de réduire leur production, les constructeurs américains, à savoir les trois grands de Detroit - General Motors, Ford et Chrysler- sont au bord de la faillite et licencient à la chaîne.
Plusieurs facteurs permettent d'expliquer cette crise du secteur automobile : le prix élevé de l’essence durant l’été, les difficultés liées à l’obtention d’un crédit, la crise de confiance des consommateurs, la flambée des prix des matières premières et les nouvelles normes écologiques entraînant une hausse des coûts de production.
Mais dans le cas des trois grands constructeurs de Detroit, qui ont supprimé 150 000 postes depuis 2005, leurs difficultés remontent en réalité à une génération. Après le deuxième choc pétrolier de 1979, les constructeurs japonais ont envahi le marché américain, où ils ont gagné d’importantes parts de marché, à l’image de Toyota qui est devenu le deuxième plus grand vendeur aux Etats-Unis. Après avoir tardé à maîtriser leurs coûts, les constructeurs américains ont réalisé des économies, âprement négociées avec les syndicats en 2006, qui devront attendre 2010 avant d'être pleinement lisibles dans les bilans.
Il faudra aussi attendre 2010 pour que l'offre s’adapte à la demande en voitures moins gourmandes en essence.






















