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Les sept Français pris en otage au Cameroun ont été libérés

Vidéo par Clovis CASALI

Texte par AFP

Dernière modification : 12/11/2008

Les sept Français et le Tunisien pris en otage au large du Cameroun ont été libérés mardi, après douze jours aux mains de ravisseurs dont les motivations restent floues. Détendus et en bonne santé, ils sont maintenant en route pour Paris.

Les dix otages, dont sept Français, du secteur pétrolier enlevés dans la région de Bakassi (sud-ouest du Cameroun) ont été libérés sains et saufs mardi en début de soirée après douze jours aux mains de ravisseurs dont les motivations restent floues.

Les otages, sept Français, deux Camerounais et un Tunisien, sont apparus détendus et en bonne santé, certains buvant du champagne, lors d'une réception en leur honneur au Palais présidentiel, où il ont été accueillis par le président camerounais Paul Biya, d'après les images de la télévision nationale CRTV.

Les deux Camerounais vont rejoindre leurs familles dans leur pays. Les huit autres ont quitté Yaoundé vers 02H00 locales (01H00 GMT) mercredi, à bord d'un avion affrété par leur employeur Bourbon, à destination de Paris qu'ils devraient atteindre vers 08H00 locales (07H00 GMT).

Ils avaient été enlevés dans la nuit du 30 au 31 octobre au large de la péninsule de Bakassi, frontalière du Nigeria, alors qu'ils se trouvaient à bord d'un navire du groupe français Bourbon travaillant dans le secteur pétrolier.

Après des "examens médicaux" réalisés au Cameroun, "tous sont en bonne santé" a annoncé le groupe Bourbon.

"Je suis contente. Je ne m'y attendais pas", a réagi depuis Brest (ouest de la France) Mayrise Tallec, l'épouse du capitaine. "Il y avait des négociations en cours, cela a été quand même été assez rapide".

Les autorités françaises, et notamment le président Nicolas Sarkozy, ont exprimé leur "soulagement". Le président français "s'associe pleinement à la joie de leurs familles, de leurs proches et de la société Bourbon", a indiqué l'Elysée.

Le Quai d'Orsay ainsi que la société Bourbon ont remercié les autorités camerounaises, M. Sarkozy saluant "l'investissement" de Paul Biya "grâce auquel cette prise d'otages a pu trouver un dénouement rapide et heureux".

L'enlèvement avait été revendiqué par les Combattants de la Liberté de Bakassi (Bakassi Freedom Fighters, BFF), qui n'ont jamais révélé publiquement leurs demandes.

La libération des otages a fait suite à "des discussions entre les autorités du Cameroun et les ravisseurs. Il n'y a pas eu d'opération" et la France n'a "pas versé de rançon", a affirmé une source diplomatique au Quai d'Orsay.

Si des canaux ont été ouverts rapidement entre la France ou la société Bourbon et les ravisseurs, il n'y a eu aucun contact entre les ravisseurs et le gouvernement camerounais pendant plus d'une semaine, alors que c'était la principale revendication des preneurs d'otages.

Les négociations entre les ravisseurs et les émissaires du gouvernement camerounais n'ont commencé que dimanche après un premier contact téléphonique samedi, selon le "général" AG Basuo chef du Conseil de sécurité et défense du delta du Niger (NDDSC), groupe rebelle dont font partie les BFF.

Les 12 jours de captivité auront été marqués par des moments de grande tension, même si les ravisseurs ont affirmé avoir "bien traité" leurs prisonniers.

Ils ont commencé par menacer de tuer les otages dans les trois jours avant de "changer d'avis". Pendant la semaine, les ravisseurs ont affirmé avoir essuyé et repoussé une attaque de l'armée nigériane. Des médias, citant les ravisseurs, ont fait état de la mort d'un des otages pendant cette attaque.

Les ravisseurs ont également vécu une grande tension les derniers jours en raison de la présence de deux bateaux de guerre de la marine nigériane près du camp où étaient détenus les otages, selon les médias.

La péninsule de Bakassi, dont les eaux sont potentiellement riches en pétrole et en gaz, est une région de mangrove instable dans le delta du fleuve Niger, où de nombreux groupes armés sont actifs. Elle a été rétrocédée au Cameroun par le Nigeria le 14 août, après quinze ans d'un différend frontalier.

Les BFF estiment que cette rétrocession s'est faite sans consulter les populations.
 

Première publication : 11/11/2008

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