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L'ONU réexamine le mandat de la Monuc

Vidéo par Nicolas GERMAIN

Texte par AFP

Dernière modification : 12/11/2008

Le Conseil de sécurité devait étudier, à huis clos, le mandat de la Mission de l'ONU en République démocratique du Congo, en vue de l'envoi de 3 000 hommes dans l'est du pays, en plus des 17 000 déjà sur place.

Lisez notre dossier: "Combats au Nord-Kivu", et retrouvez la page : "En savoir plus sur le conflit au Nord-Kivu." 


Le chef rebelle Laurent Nkunda affirme respecter le cessez-le-feu

 

Le Conseil de sécurité a de nouveau discuté mardi de la situation dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), sans prendre de décision sur les appels à un renforcement de la Mission de l'ONU sur place (Monuc), ont indiqué les diplomates.
   
Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Alain Le Roy, a précisé que le Conseil ne serait pas en mesure de se prononcer sur cette question avant la fin du mois.
   
"Un rapport du secrétaire général (Ban Ki-moon) sortira la semaine prochaine, pour une décision (du Conseil) vers la fin du mois", a-t-il dit à la presse. Le Conseil a prévu de nouvelles discussions sur la RDC le 26 novembre.
   
Rendant compte de la situation en RDC qu'il a visitée la semaine dernière, M. Le Roy a expliqué au Conseil les mesures de redéploiement de la Monuc prises pour faire face à la situation dans l'est, où l'armée congolaise s'est encore livrée à des pillages et exactions mardi, après une humiliante défaite fin octobre face à la rébellion du général déchu Laurent Nkunda.
   
Soulignant que les récents combats avaient poussé sur les chemins 250.000 nouveaux réfugiés, M. Le Roy a affirmé que la tâche principale de la Monuc était "de renforcer ses positions avec les troupes dont elle dispose sur le terrain". Avec 17.000 Casques bleus, la Monuc est la plus importante force de l'ONU dans le monde.
   
Selon M. Le Roy, 95% de ces troupes sont désormais déployées dans l'est du pays, dont 5.800 au Nord-Kivu et 3.500 au Sud-Kivu. La défense de Goma est "la priorité", a-t-il dit, réitérant que le mandat de la Monuc était suffisamment clair pour lui permettre de repousser par la force une éventuelle attaque.
   
Mais il a réitéré la demande formulée au Conseil dès le 3 octobre par le représentant de l'ONU en RDC, Alan Doss, d'un renforcement de la Monuc d'environ 3.000 hommes. "Nous avons demandé deux bataillons mobiles et un bataillon d'infanterie pour le Nord-Kivu", a-t-il dit.
   
A cet égard, M. Le Roy a affirmé que le Conseil était en train d'évoluer dans cette direction. "Il n'y a pas encore de décision mais l'humeur évolue en faveur d'un renforcement de la Monuc", a-t-il assuré.
   
Mais l'ambassadeur de Grande-Bretagne, John Sawers, n'a pas confirmé cette impression.
   
Rappelant que la Monuc était déjà la plus importante force de maintien de la paix de l'ONU, M. Sawers a déclaré que le Conseil allait "examiner sérieusement" la demande de renforts, mais qu'il devra auparavant "avoir la certitude que les forces existantes de la Monuc sont utilisées au mieux".
   
"Le Conseil de sécurité fait face à de nombreuses demandes dans le domaine du maintien de la paix", a-t-il poursuivi, citant la Somalie, le Darfour et le Tchad. "Le monde ne dispose pas d'une réserve inépuisable de Casques bleus", a-t-il affirmé.

Première publication : 12/11/2008

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