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Paulson réoriente son plan de sauvetage de l'économie

Vidéo par Christophe DANSETTE

Texte par AFP

Dernière modification : 13/11/2008

Le secrétaire d'État américain, Henry Paulson, préfère investir dans les banques plutôt que de racheter leurs actifs invendables. L'industrie automobile est exclue de l'enveloppe de 700 milliards de dollars libérée par le Congrès.

Le secrétaire au Trésor américain Henry Paulson a annoncé mercredi que le gouvernement renonçait à son plan de rachat d'actifs invendables des banques, estimant qu'il était plus efficace d'investir directement au capital de ces établissements.
   
"Nous estimons à l'heure actuelle" que le rachat d'actifs invendables des banques "n'est pas le moyen le plus efficace pour utiliser les fonds" libérés par le Congrès pour soutenir l'économie, a déclaré M. Paulson lors d'une conférence de presse.
   
"En consultation avec la Réserve fédérale, je suis arrivé à la conclusion que la mesure la plus efficace et la plus rapide pour améliorer les conditions du marché du crédit était de renforcer les bilans des banques en achetant directement des actions dans ces banques", a dit M. Paulson.
   
Le ministre avait longtemps été opposé à cette idée, avant de changer d'avis à la mi-octobre en annonçant un programme de prise de participation directe de l'Etat fédéral dans les banques à hauteur de 250 milliards de dollars.
   
M. Paulson a détaillé les principales pistes d'actions auxquelles réfléchit le Trésor pour utiliser au mieux le reste des 700 milliards de dollars débloqués par le Congrès début octobre pour sauver le système financier.
   
"Maintenant que nous ne prévoyons plus d'acheter des actifs non liquides (invendables) liés à des prêts immobiliers", "nous allons prendre en considération les besoins en capital des institutions non financières", a-t-il dit.
   
"Deuxièmement, nous passons en revue des stratégies destinées à soutenir l'accès des consommateurs au crédit en dehors du système bancaire", a ajouté M. Paulson, en citant notamment le marché du crédit automobile, celui des prêts étudiants et celui du crédit par carte bancaire.
   
"Troisièmement, nous continuons d'explorer des moyens de réduire les risques de saisies immobilières", a dit le ministre. Les mesures annoncées la veille par le Trésor pour restructurer les prêts des accédants à la propriété en difficulté ne comprenaient pas un financement par les pouvoirs publics, contrairement à ce que réclame une partie de la classe politique.
   
La réalisation complète du programme d'achat direct de capital des banques par l'Etat, "prendra du temps", "mais nous sommes en bonne voie pour le mener à bien", a dit M. Paulson. Le Trésor a déjà alloué 125 milliards de dollars à neuf des plus grandes banques américaines et des sommes moindres à une série d'établissements régionaux.
   
Plus de 2.000 banques sont susceptibles de profiter de ce programme.
   
Le ministre a insisté sur "l'importance que les banques prêtent de manière prudente pour restaurer (la) croissance économique."
   
Il a par ailleurs répété l'engagement des autorités à "empêcher les faillites qui présenteraient un risque pour l'ensemble du système" financier.
 

Première publication : 12/11/2008

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