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Ségolène Royal prolonge le suspense sur sa candidature

Vidéo par Marina BERTSCH , Olivier FARRY

Texte par AFP

Dernière modification : 14/11/2008

Ségolène Royal, dont la motion est arrivée en tête lors du vote des militants, ne s'est toujours pas déclarée candidate au poste de premier secrétaire du parti. Interviewée sur TF1, elle a simplement reconnu en avoir "envie".

Regardez notre reportage "Les militants socialistes sortent Ségolène Royal de leurs chapeaux"

Lisez notre article "
Hamon craint que Royal ne propose un compromis mou"


Ségolène Royal, ex-candidate à la présidentielle, dont la motion est arrivée en tête lors du vote des militants PS, a reconnu mercredi avoir "envie" de diriger le PS, mais sans annoncer sa candidature au poste de premier secrétaire.
  
"Les militants ont voté, donc ont donné une légitimité au projet que j'ai présenté avec mes amis, m'ont donné cette vocation, peut-être, à diriger demain avec une équipe le Parti socialiste", a-t-elle déclaré sur TF1.
  
"C'est vrai que j'en ai envie, et pourtant on a souvent dit que je n'étais pas une femme d'appareil, que je n'étais pas faite pour cela", a-t-elle souligné.
  
"Mais en même temps, je n'ai jamais fait de ma candidature un prélable au rassemblement et à l'unité des socialistes", a ajouté Mme Royal, à deux jours du Congrès du PS à Reims.
  
"Je prendrai mes responsabilités avec l'équipe qui m'entoure", a-t-elle dit.
  
"Ce que je veux, c'est pousser en avant une nouvelle génération, par exemple avec Vincent Peillon, Manuel Valls et d'autres, mais surtout ce que je veux d'abord, c'est être rassembleuse pour tous, pour deux, pour trois, pour quatre", a-t-elle souligné.
  
Mme Royal a confirmé avoir rencontré ses rivaux "Bertrand (Delanoë), Martine (Aubry), Benoît (Hamon) et les autres pour écouter ce qu'ils avaient à dire".
  
L'ex-candidate à l'Elysée leur a envoyé un "document de travail" qui "reprend les idées auxquels ils tiennent pour faire émerger des convergences".
  
Elle a promis de faire cet effort de rassemblement "jusqu'au moment du dépôt des candidatures, samedi prochain", lors du Congrès de Reims.
  
"Ce qui m'intéresse est de rassembler l'équipe des meilleurs responsables politiques, quelle que soit l'équipe à laquelle ils appartiennent".
  
La question d'une alliance avec le MoDem n'est "pas d'actualité", a-t-elle assuré.
  
"Honnêtement, on est loin" du moment où la "question se posera entre les futurs deux tours de l'élection présidentielle", a-t-elle fait valoir. Elle a répété que "le PS doit ouvrir ses portes et ses fenêtres", "d'abord rassembler la gauche et ensuite tendre la main à tous les démocrates qui voudront que triomphent des valeurs de justice, d'indépendance de la presse, d'impartialité de l'Etat".
  
Si le "cheminement" actuel entre les différents leaders "doit se poursuivre pendant le congrès, ce n'est pas un drame. Si ce rassemblement peut se faire avant le congrès, c'est mieux", a-t-elle ajouté.
  

Première publication : 12/11/2008

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