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Medvedev veut négocier avec Obama sur le bouclier antimissile

Vidéo par Marion GAUDIN

Texte par AFP

Dernière modification : 13/11/2008

La Russie est prête à renoncer à "déployer des missiles à Kaliningrad si la nouvelle administration américaine (...) décide d'abandonner son système antimissile", affirme son président.

Le président russe Dmitri Medvedev a déclaré que la Russie était prête à "négocier une option zéro" sur la question des missiles opposant Washington à Moscou, dans un entretien au quotidien français Le Figaro publié jeudi.
  
"Nous sommes prêts à abandonner (la) décision de déployer des missiles à Kaliningrad (ouest de la Russie) si la nouvelle administration américaine, après avoir analysé l'utilité réelle de système pour répondre à des Etats voyous, décide d'abandonner son système antimissile", a expliqué le président russe.
  
"Nous sommes prêts à négocier une option zéro", a-t-il dit.
  
M. Medvedev avait déclaré le 5 novembre que son pays déploierait des missiles Iskander dans la région de Kaliningrad, enclave russe entourée de pays de l'UE, pour "neutraliser" les éléments du bouclier antimissile américain.
  
Les Etats-Unis avaient fait début novembre de nouvelles propositions à la Russie afin d'atténuer ses réticences envers leur projet de déploiement d'éléments du bouclier antimissile en Pologne et République tchèque, proposant notamment aux autorités russes de se rendre sur les sites de missiles.
  
Washington a indiqué mercredi que la Russie n'avait pas répondu à ses propositions, contrairement aux affirmations d'un responsable du Kremlin cité par un média russe, selon qui Moscou avait rejeté l'offre.
  
"Nous n'avons pas reçu de réponse officielle", a affirmé dans un courrier électronique à l'AFP le secrétaire adjoint chargé du contrôle des armements et de la sécurité internationale, John Rood, négociateur américain sur le bouclier antimissile.
  
Un responsable du Kremlin cité par l'agence de presse russe Itar-Tass avait indiqué plus tôt dans la journée que la Russie avait rejeté l'offre, que Moscou voit comme une menace pour sa sécurité.
  
Le président russe a affirmé, dans cet entretien avec le Figaro, que des problèmes russo-américains pourraient être résolus avec la nouvelle administration de Barack Obama.
  
"Quant à mes relations personnelles avec le président élu Barack Obama, je peux dire que j'ai eu un bon entretien au téléphone avec lui", a-t-il déclaré. "Nous espérons bien créer des relations franches et honnêtes et résoudre avec la nouvelle administration américaine les problèmes que nous n'avons pas réussi à régler avec l'administration actuelle", a-t-il dit.

Première publication : 13/11/2008

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