Crise économique, missiles Iskander à Kalingrad et bouclier anti-missile : tous les sujets chers au président russe et qu’il entend aborder au sommet de Nice concernent les États-Unis.
Si, comme l’assure le conseiller du président russe Serguei Prikhodko, "Moscou attend du sommet de Nice une intensification du dialogue Russie-UE", c’est beaucoup dans l’espoir de renforcer ses positions face à
Washington.
"Nous sommes frappés par le peu de cas que le président russe fait de l’Europe et par son obsession par les États-Unis", confie un diplomate occidental en poste dans la capitale russe.
Face à la crise économique mondiale, dont le président russe accuse ouvertement les États-Unis d’être responsables, Dmitri Medvedev espère obtenir le soutien de l’Union européenne pour la mise en place "d’un nouveau Bretton Wood", une "nouvelle architecture financière" dont il prévoit de présenter les grandes lignes lors du sommet du G20 qui s’ouvre, ce samedi, à Washington.
Moscou offre à l'UE un système de défense commun
Pour répondre au projet de bouclier antimissile américain en Pologne et en République tchèque, Moscou offre à l’Europe l’alternative d’un système de défense commun à définir en partenariat avec l’Europe, la Russie et les États-Unis.
Les dossiers russo-européens, n’ayant aucune relation directe avec les États-Unis, n’entrent pas dans les priorités russes du moment. Le partenariat stratégique entre la Russie et l’UE ? Il intéresse davantage Bruxelles que Moscou car ce partenariat pourrait entrouvrir aux Européens la porte du marché russe des hydrocarbures. "La Russie a
indiqué qu’elle pouvait vivre sans", dit encore à Moscou le diplomate occidental sans attendre de véritable percée au sommet de Nice.















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