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Delanoë tente de s'imposer après la candidature de Royal

©

Vidéo par Lise BARCELLINI

Texte par AFP

Dernière modification : 15/11/2008

Au deuxième jour du Congrès de Reims, Bertrand Delanoë a rejeté toute possibilité d'alliance avec le Modem et critiqué, au passage, la stratégie de Ségolène Royal. Un proche de Martine Aubry laisse entendre qu'elle pourrait être candidate.

Regardez notre reportage "Les militants socialistes sortent Ségolène Royal de leurs chapeaux"

Lisez notre article "
Hamon craint que Royal ne propose un compromis mou"

Regardez l'émission Politiques avec Benoît Hamon en cliquant ici

 

Bertrand Delanoë a lancé samedi au Congrès de Reims un appel à la constitution d'un "rassemblement majoritaire" contre Ségolène Royal en appelant Martine Aubry et Benoît Hamon à des "compromis" pour sortir du Congrès avec "espérance".
   
"Il faut que tous ceux qui ont l'essentiel en commun, ont des nuances pas des différences, aient le courage de se rassembler pour offrir une perspective au Parti socialiste", a affirmé le maire de Paris, alors que les tractations étaient en cours en coulisses entre les partisans du maire de Paris, de la maire de Lille et de Benoît Hamon pour parvenir à un accord.
   
M. Delanoë a appelé au "désintéressement" de tous. Car alors "nous pouvons sortir de ce Congrès avec espérance". "Il faut aujourd'hui que celles et ceux qui ont des nuances fassent un compromis, pas pour nous, pour les Françaises et les Français", a-t-il insisté.
   
"Il y a besoin demain" (dimanche, dernier jour du Congrès) "d'une orientation majoritaire", a lancé M. Delanoë dont la motion (25%) est devancée par celle de Ségolène Royal qui a annoncé vendredi sa candidature à la tête du parti.
   
"On dit que je suis le grand perdant de ce Congrès, ça m'est égal, ce que je ne veux pas c'est que François Bayrou et Nicolas Sarkozy sortent vainqueurs de ce Congrès", a lancé le maire ovationné par la salle. "D'ici ce soir, avec mes amis de la motion A (qu'il dirige), nous ferons tout pour que la raison l'emporte", a-t-il assuré. "La motion A n'a qu'une raison d'être: de mettre sa force à la disposition du Parti socialiste".
   
"Avec nos 25%, je mets toutes nos forces de manière désintéressée à la disposition du Parti socialiste". "Je n'ai aucun intérêt personnel dans l'issue de ce Congrès", a-t-il martelé.
   
Tout en soulignant que "les différences doivent être respectées, M. Delanoë a lancé une charge contre les positions défendues par l'ex-candidate à la présidentielle. Il a ainsi plaidé pour un parti de "citoyens engagés: cela s'appelle le Parti socialiste", alors que Mme Royal veut assouplir les conditions d'entrée au PS.
   
M. Delanoë a précisé qu'aux élections européennes le PS devait s'allier avec les "sociaux-démocrates européens", alors que Mme Royal avait jugé la social-démocratie périmée.
   
Le maire de Paris a surtout mis en garde contre une alliance avec le Modem, stratégie que n'exclut pas Mme Royal. "Nous ne pouvons pas bâtir une alternative" avec "des forces politiques qui disent que la gauche et la droite c'est la même chose: il en va de la survie de notre identité", a affirmé M. Delanoë.
   
"C'est déjà tellement difficile de mettre en oeuvre un projet commun avec toute la gauche, si vous ajoutez un bout de la droite, ça ne peut pas marcher", a-t-il argué. "La droite et la gauche ce n'est pas la même chose et ce ne sera jamais la même chose", a-t-il insisté.


Première publication : 15/11/2008

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