Le président américain George W. Bush a mis en garde samedi contre un regain de protectionnisme dans le monde, à la reprise des travaux du sommet du G20 à Washington sur la crise financière.
"L'un des dangers d'une crise comme celle que nous traversons serait que les gens commencent à mettre en place une politique protectionniste", a déclaré M. Bush à la presse juste avant la reprise de la réunion avec les puissances industrialisées et émergentes rassemblées depuis vendredi soir dans la capitale américaine.
"Je suis heureux que les dirigeants aient réaffirmé les principes de l'ouverture des marchés et du libre-échange", a ajouté le président américain.
Ces propos surviennent alors que les 153 pays membres de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) pourraient tenter avant la fin de l'année de débloquer leurs interminables négociations sur la libéralisation des échanges.
Le directeur général de l'OMC, Pascal Lamy, a déclaré mercredi que "si les conditions sont réunies, alors effectivement il y a la possibilité de réunir les ministres d'ici la fin de l'année".
En juillet, une réunion ministérielle au siège de l'OMC à Genève a échoué sur un différend entre pays riches et en développement autour de l'agriculture.
Les négociateurs attendent un signal de la part de la réunion du G20 qui appellerait à conclure le cycle de négociation de Doha, lancé en 2001 dans la capitale du Qatar pour mettre la libéralisation des échanges au service du développement des pays pauvres.
Une telle ambition est rendue encore plus urgente par la crise financière, estime M. Lamy.
"Les détails d'une entente finale pourraient être trouvés dans les prochaines semaines", a estimé mardi la nouvelle commissaire européenne au Commerce, Catherine Ashton.
Une déclaration au diapason de celle du Premier ministre britannique Gordon Brown qui a récemment appelé les pays à surmonter "dans les jours qui viennent" des différences considérées comme "minimes".
















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