Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UN ŒIL SUR LES MÉDIAS

L'Irlande prête à dire "Oui" au mariage gay ?

En savoir plus

JOURNAL DE L’AFRIQUE

Crise au Burundi : Explosion de grenades à Bujumbura

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Les 1001 vies d'Abderrahmane Sissako

En savoir plus

UNE SEMAINE DANS LE MONDE

Organisation de l'État Islamique, Ramadi, Palmyre, les jihadistes consolident leur position

En savoir plus

LA SEMAINE DE L'ECO

La croissance verte : une chance pour les entreprises ?

En savoir plus

7 JOURS EN FRANCE

Les coulisses de la gastronomie française

En savoir plus

#ActuElles

Les Méditerranéennes en mouvement

En savoir plus

À L’AFFICHE !

Isabelle Huppert, Gérard Depardieu et "Le Petit Prince" sur la Croisette!

En savoir plus

FOCUS

Les Irlandais aux urnes pour l'ouverture du mariage aux homosexuels

En savoir plus

Aubry candidate à la tête du PS, Delanoë se met en retrait

Texte par AFP

Dernière modification : 17/11/2008

À l'issue du congrès de Reims, il y a trois candidats au poste de premier secrétaire du Parti socialiste : Ségolène Royal, Benoît Hamon et, désormais, Martine Aubry. Bertrand Delanoë refuse, de son côté, de donner une consigne de vote.

Regardez notre reportage : "Les militants socialistes sortent Ségolène Royal de leurs chapeaux"

Lisez notre article "
Hamon craint que Royal ne propose un compromis mou"

Regardez l'émission Politiques avec Benoît Hamon en cliquant ici

 

Incapables de convenir en congrès ce week-end d'une orientation et d'un leader, les ténors d'un PS "sérieusement malade" ont laissé aux militants le soin d'arbitrer par un vote un match qui opposera Ségolène Royal et Martine Aubry, avec Benoît Hamon en troisième postulant.
  
Le Parti socialiste est "sérieusement malade": alors que s'achevaient dimanche matin les travaux du congrès de Reims, le maire de Paris Bertrand Delanoë a résumé le sentiment de beaucoup, à l'issue de trois journées de désunion et de déchirements.
  
"Nous n'ajouterons pas de la division à la division (...) Nous ne voulons pas ajouter à la confusion. On prend acte avec une certaine tristesse", a ajouté M. Delanoë, qui menait une des principales motions au congrès, mais qui a décidé de ne pas se porter candidat au poste de Premier secrétaire et de ne pas donner de consigne de vote.
  
Son état-major a immédiatement tiré à boulets rouges sur Martine Aubry, qui venait, elle, d'annoncer qu'elle se mettait en piste.
  
Avec cette candidature, a accusé un responsable de l'entourage du maire, les partisans de Mme Aubry "prennent la responsabilité historique de livrer le parti à Ségolène Royal, dont ils se comportent comme des alliés objectifs".
  
La maire de Lille a, elle, affirmé qu'elle ferait campagne pour un "parti ancré à gauche". Elle s'est adressée à Mme Royal: "à partir de ce soir, que nous soyons dans notre rôle de militants, que nous défendions ce en quoi nous croyons" et "parlions des idées.
  
Mme Aubry, Bertrand Delanoë et Benoit Hamon ont tenté durant le congrès de constituer un rassemblement pour barrer la route à l'ex-candidate à l'Elysée dont ils rejettent la stratégie d'alliance possible avec le Modem de François Bayrou.
  
Mais la présidente de Poitou-Charentes, dont la motion était arrivée en tête d'un premier vote des militants le 6 novembre, avec 29%, face à Mme Aubry et M. Delanoë (env. 25% chacun) et Benoît Hamon (env. 19%), les a pris de vitesse.
  
Elle part en favorite pour le vote des militants jeudi, de l'aveu même de ses opposants, qui relèvent que Mme Royal est toujours gagnante lorsqu'il s'agit de donner la parole aux militants plus qu'à l'appareil du parti.
  
Ségolène Royal a provoqué la surprise en annonçant sa candidature dès le début du congrès, vendredi. Et a, le lendemain, fait un "coup" en déclarant  que si elle est élue, elle consulterait les militants directement "sur la question des alliances" avec le centre.
  
"Cette question ne pourra plus servir de prétexte au refus du rassemblement autour de la motion (projet) arrivée en tête" (la sienne), a déclaré Mme Royal en direction de M. Delanoë, mais aussi de Martine Aubry.
  
Provoquant applaudissements et sifflets, elle a puisé une nouvelle fois dans le registre moral, voire religieux, évoquant pardon des offenses et résurrection des morts, face aux déchirements des socialistes.
  
"Il nous faut prendre soin de notre parti. Il va falloir nous guérir, il faut nous soigner de toutes ces petites et grandes blessures que nous nous sommes infligées, de tous ces chagrins, parfois de ces offenses. Il va falloir les oublier, les effacer, un jour nous les pardonner", a-t-elle déclaré.
  
Même veine à la fin de son intervention: "Levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles".
  
Dans la nuit de samedi à dimanche, elle a claqué la porte d'une réunion cruciale de la "Commission des résolutions", - surnommée la "Nuit des longs couteaux" -, chargée de trouver une synthèse entre motions.
  


  


Lire le dossier complet de France 24 sur le Parti socialiste

Première publication : 16/11/2008

COMMENTAIRE(S)