- Bhoutan
Le jour se lève à peine sur le Bhoutan, petit royaume coincé entre la Chine et l'Inde. Et déjà la foule se presse dans les rues de Thimpu, la capitale. Ils viennent des quatre coins du pays. Beaucoup ont voyagé plusieurs jours pour vivre un moment historique : le couronnement du cinquième roi du Bhoutan.
Les célébrations vont s'étendre sur plus d'un mois. Toutes générations confondues, les sujets espèrent apercevoir le nouveau roi. Aux portes du grand stade, les refoulés voient leurs espoirs déçus par les policiers.
A l’intérieur de l'enceinte, 30 000 personnes attendent patiemment que leur jeune souverain les salue. Les Bhoutanais vénéraient l'ancien roi, artisan de la modernisation du pays. Ils ont déjà adopté son fils qui lui succède.
"Nous n'avons pas eu la chance de voir son père quand il est devenu roi, se souvient une femme dans l’assemblée. C'était il y a 40 ans et, à l'époque, il n'y avait pas de moyen de transport, pas de route. Maintenant c'est différent, j'ai pu venir pour lui souhaiter longue vie."
Soudain, celui que les Bhoutanais surnomment le "prince charmant de l’Himalaya" arrive. Avec ses 28 ans, ses airs de jeune premier, ses études à Oxford et une disposition non feinte pour les bains de foule, Jigme Wangchuk a tout pour séduire son peuple. "Notre peuple est important, mais aussi chaque personne. C'est ça le fondement du Bonheur national brut. Le peuple et les individus comptent autant", lance le jeune roi.
Le Bonheur national brut ? Un concept unique au monde inventé par le précédent roi il y a maintenant 30 ans. Ce n'est pas la richesse des Bhoutanais qui importe mais leur bonheur qui, chaque année, est savamment mesuré. Dans les cafés de la ville, le discours du roi est suivi avec attention. Devant la foule, le nouveau souverain s’engage à poursuivre l'œuvre de son père : changer le pays lentement, dans le respect de la nature et de l'identité nationale.
Au Bhoutan, la télévision et Internet sont autorisés depuis seulement 10 ans. Mais le costume traditionnel reste obligatoire. Aussi la jeune génération apprend-elle à jongler entre modernité et tradition. "Comme nous sommes en train de nous moderniser, on aspire à autre chose, confie Ngawang Chophel, un étudiant de 21 ans. On a envie de s'habiller autrement, de vivre d'autres expériences, d'élargir notre horizon."
Le soir, Ngawang adopte le style occidental. Dans les rues de la capitale, la jeunesse tourne le dos aux traditions. Pour la première fois dans l’histoire du royaume, une génération est touchée par la délinquance et la drogue. Beaucoup d'entre eux ne se reconnaissent pas dans le culte identitaire bhoutanais et le refus de la mondialisation. Ils rêvent simplement d'être comme les autres.









Commentaires (1)
Epuration ethnique des Lho Tsampa bhoutanais.
La famille royal du Bhoutan ainsi que les ministres encore en place dans ce gouvernement qui sont impliqués dans l'épuration ethnique des sud bhoutanais (Lho Tsampa) qui prix place de 89 à 94 et qui se poursuit sous divers formes discriminatoires jusqu'aujourd'hui, doivent êtres mis en examen devant un tribunal international pour crime contre l'humanité.
La vérité n'a jamais étaient dites dans cette affaire hautement politique entre l'Inde et le Bhoutan et
tant que ce gouvernement restera au pouvoir et que les 100'000 réfugiés bhoutanais installé dans les 7 camps de réfugiés du HCR à l'est du Népal ne seront pas rentré dans leur pays et que de nouvelles élections incluant toutes les minorités du Bhoutan et partis politiques ne seront pas organisées, il n'y aura aucune évolution démocratique dans ce pays.
Le Bhoutan est une cage dorée abritant quelques privilégier de la nomenclature bhoutanaise et occidentale en manque d'exotisme antisémite.