19 novembre 2008 - 18H07
- Internet - Iran

Plus de cinq millions de sites Web interdits d'accès
Au nom de la moralité, plus de 5 millions de sites Internet sont interdits en Iran. C'est le résultat de plusieurs années de traque de la part des autorités qui forcent les fournisseurs d'accès à placer des filtres dans leurs systèmes.
Par AFP (texte)

Lisez aussi le témoignage de deux internautes iraniens sur notre site des Observateurs.

 

Plus de cinq millions de sites internet sont interdits d'accès en Iran, a déclaré un responsable judiciaire, cité mercredi par le quotidien modéré Kargozaran.

"Plus de cinq millions de sites internet sont interdits d'accès (...). La plupart ont des contenus immoraux et anti-sociaux", a déclaré Abdolsamad Khoramabadi, conseiller du procureur général du pays.

"Les ennemis utilisent l'internet pour attaquer notre identité religieuse", a-t-il affirmé.

Les autorités obligent depuis plusieurs années les fournisseurs d'accès à internet à placer des filtres dans leurs systèmes interdisant l'accès aux sites pornographiques étrangers mais aussi à des sites politiques basés en Iran et à l'étranger.

Ces filtres, régulièrement mis à jour et fonctionnant avec des mots clés ou l'adresse des sites interdits, affectent aussi des sites inoffensifs mais contenant des termes prohibés.

Pour contourner ces filtres, les internautes utilisent des programmes permettant d'accéder indirectement aux sites interdits, et les créateurs de ces derniers en modifient fréquemment l'adresse.

Le vice-ministre des Télécommunications, Mohammad Khajepour, a affirmé que l'Iran comptait 21 millions d'utilisateurs internet sur une population totale de 70 millions.

Pour sa part, Sobhe Sadegh, le magazine des Gardiens de la révolution, l'armée d'élite du régime islamique, a dénoncé dans son dernier numéro le "cyber-impérialisme" qui vise "les cultures des pays du tiers-monde".

L'hebdomadaire dénonce "le rôle de l'internet, des télévisions par satellite et des SMS dans les révolutions de velours en Serbie, en Ukraine et en Géorgie".

Il met en cause une série de médias étrangers comme les aggrégateurs de contenus Yahoo et Google, les télévisions CNN et BBC, ou encore des agences de presse comme "Reuters, Associated Press, UPI, AFP et DPA", comme étant des "outils d'une diplomatie médiatique".

Le magazine accuse aussi l'Union européenne de mener des efforts "pour développer (les sites) internet anti-iraniens" notamment en soutenant les bloggeurs interdits par le régime.
 

Commentaires

Qui a le droit ?

Faut pas oublier que vous aussi les occidentaux interdisent d’une manière ou d’autre tout ce qui peut contredire vos médias mensonges, et tous ceux qui ne parlent pas dans vos intérêts ou qui n’adhèrent pas à votre démocratie délirante, mortifère, manipulatrice et suprématiste. Deux exemples (Aljazira est interdit parce qu’il donne une autre vérité, Dieudonné est banni parce qu’il a des idées contraires à la suprématie.

Une arme de choix

L'Internet est donc une arme qui touche au but, qui atteind son objectif de liberté d'expression qu'un régime dur comme la République Islamique a du mal à combattre. Cela montre la voie à la Communauté Internationale, il est plus utile de concentrer ses efforts sur les armes médiatiques que des sanctions économiques qui nuisent aux entreprises étrangères et aux iraniens sans atteindre les intérêts stratégiques de l'Iran

Rappel

Au paradis, les gens tolèrent les différences des autres, ils ne passent pas leur temps à s'en plaindre.

CITOYEN DU MONDE

Dans la vie,l'homme doit éviter de déranger son prochain ainsi la terre sera le reflet partiel du PARADIS comme décrit par les Textes Sacrés.

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