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Sports

La crise financière donne la gueule de bois aux Londoniens

Texte par Hasnae MALIH

Dernière modification : 05/12/2008

La crise financière tombe mal pour les Jeux olympiques de Londres-2012. Le budget initial ne cesse de grimper depuis l'élection de la ville en 2005. Les sponsors se retirent mais les organisateurs veulent rester optimistes.

"Si nous avions su ce que nous savons maintenant, nous n’aurions certainement pas posé notre candidature pour accueillir les Jeux olympiques de 2012." Les propos sont de la secrétaire d’Etat en charge des Jeux, Tessa Jowell, qui ne cache pas son regret d’organiser les Olympiades dans le contexte actuel de crise financière mondiale.


Ce regret ternit l’image des cris et des larmes de joie des candidats britanniques à l’annonce du résultat par le Comité international olympique (CIO). C’était le 6 juillet 2005 où, après quatre tours de scrutin, Londres avait été désignée ville hôte des Jeux en 2012, après avoir obtenu 54 voix sur 104. Le suspense avait duré jusqu’à la dernière minute en raison de la rude compétition avec Paris.


Des sponsors qui désertent


La crise financière tombe mal pour les organisateurs des JO de Londres. Et ils doivent encaisser une série de mauvaises nouvelles, comme le retrait de certains sponsors.


Le 18 novembre, l’hebdomadaire SportsBusiness annonce que le fabricant américain de produits de santé Johnson & Johnson ne prolonge pas son contrat de parrainage avec le CIO. Les JO de Londres viennent ainsi de perdre leur quatrième sponsor avec un contrat d’une centaine de millions d’euros. Kodak, Manulife et Lenovo étant les trois premiers à se retirer. De son côté, le patron de British Airways, Martin Broughton, reconnaît que son entreprise n’aurait pas signé le même contrat avec Londres-2012 si elle avait su que la crise arrivait.


Du côté des organisateurs des Jeux, l’optimisme est de rigueur. Interrogé par FRANCE 24, Adrian Bassett, porte-parole du Locog (London Organising Committee of the Olympic Games), déclare: "Nous avons sept partenaires principaux, Lloyds TSB, EDF Energy, Adidas, BA, BT, BP et Nortel, ainsi que deux autres secondaires, Deloitte et Cadbury. Nous en sommes aux deux tiers de notre recherche de sponsors et il nous reste encore trois ans et demi pour compléter cette liste."


Le budget initial revu à la hausse


Les Britanniques ont dû augmenter le budget initial des JO, ce qui tombe mal en cette période de crise. En 2005, Londres prévoyait un budget de 2 milliards de livres (2,3 milliards d’euros). Deux ans plus tard, le gouvernement annonçait un budget total de 9,3 milliards de livres (11 milliards d’euros). Mais contrairement aux apparences, Adrian Bassett ne parle pas d’augmentation du budget car, selon lui, ce chiffre s’explique par le budget de "prévoyance" qui doit réaménager la partie de Londres la plus pauvre et qui n’avait pas été présenté au CIO - le Comité n’exigeant que la présentation du budget consacré aux infrastructures et à l’organisation des Jeux.


Une comparaison pesante avec les Jeux de Pékin


Les choses se compliquent avec le succès des Jeux olympiques de Pékin. Tout le monde se pose la même question : les Londoniens seront-ils capables d’organiser des Olympiades aussi grandioses ? La pression augmente au moment où les ressources se font rares.  Dans une interview au quotidien britannique "The Daily Telegraph", le maire de Londres, Boris Johnson, ne semble pas en douter, malgré un contexte de crise financière peu favorable : "Il n’y a jamais un mauvais moment pour organiser un événement spectaculaire comme les Jeux olympiques et paralympiques et dans les circonstances économiques actuelles, je crois que Londres est très chanceuse d’accueillir les JO en 2012."

 

 

 

Première publication : 20/11/2008

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