Ouvrir

À suivre

Rendez-vous

Rejouer


LES DERNIÈRES ÉMISSIONS

UNE COMÉDIE FRANCAISE

François Hollande : une déception pour la gauche ?

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Kamel Mennour, galeriste

En savoir plus

POLITIQUE

Jean-Marie Le Guen : "Le problème, c’est l’emploi"

En savoir plus

L'INVITÉ DE L'ÉCO

Un homme, une femme : la parité vue par la Génération Y

En savoir plus

POLITIQUE

Le Guen : "C’est toute l’Europe qui est malade aujourd’hui"

En savoir plus

FOCUS

Tunisie : quelle place pour l'enseignement religieux?

En savoir plus

À L’AFFICHE !

FIAC 2014 : l'art contemporain célébré à Paris

En savoir plus

L'ENTRETIEN

Fabrice Arfi, auteur, "Le sens des affaires"

En savoir plus

SUR LE NET

La Toile réagit à la condamnation d'Oscar Pistorius

En savoir plus

Afrique Afrique

Kigali exige un procès rapide pour Rose Kabuye

Texte par AFP

Dernière modification : 20/11/2008

Le gouvernement rwandais a demandé que "Rose Kabuye soit jugée sans tarder". La directrice du protocole du président Kagame, accusée à Paris de "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", clame son innocence.

Regardez l'interview exclusive de Rose Kabuye par FRANCE 24

 

Lire la réaction d'un habitant de Kigali sur notre site des Observateurs : "Kigali manifeste contre l'extradition vers la France de Rose Kabuye".

 

Le Rwanda a demandé jeudi un procès rapide pour Rose Kabuye, une proche du président Paul Kagame inculpée à Paris pour "complicité d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", tout en soulignant n'avoir "pas confiance" dans la justice française.
   
La directrice du protocole de Paul Kagame, remise en liberté sous contrôle judiciaire en France, est soupçonnée par la justice française d'être impliquée dans l'attentat, le 6 avril 1994, contre l'avion du président rwandais Juvénal Habyarimana, qui avait été tué dans l'explosion, ainsi que l'équipage français de l'appareil.
   
"Le gouvernement demande que Mme Kabuye soit jugée sans tarder, que la justice française lui donne le plus rapidement possible l'occasion de se défendre. Le gouvernement et le peuple rwandais attendent impatiemment que justice lui soit rendue", a déclaré à l'AFP la ministre de l'Information et porte-parole du gouvernement rwandais, Louise Mushikiwabo.
   
"Nous demandons un procès rapide. Mme Kabuye est là parce que quelqu'un (le juge français Jean-Louis Bruguière, ndlr) avait des motivations politiques. Nous attendons impatiemment qu'elle puisse revenir dans son pays, retrouver sa famille et reprendre son travail", a poursuivi la ministre.
   
Transférée mercredi d'Allemagne - où elle avait été arrêtée le 9 novembre - vers la France, Mme Kabuye, 47 ans, a été mise en examen mercredi soir par le juge d'instruction Marc Trévidic pour complicité d'assassinats et association de malfaiteurs, le tout en relation avec une entreprise terroriste.
   
La justice a ordonné sa remise en liberté assortie d'un contrôle judiciaire lui interdisant de quitter la France sans autorisation et l'obligeant à répondre à toute nouvelle convocation des juges.
   
Le juge la soupçonne d'avoir pris part à l'attentat contre l'avion de l'ancien président rwandais, qui servit de détonateur au génocide, déjà largement planifié par le régime en place.
   
Le génocide a fait environ 800.000 morts, selon l'ONU, essentiellement parmi la minorité tutsi, et a pris fin avec la prise du pouvoir à Kigali de la rébellion dirigée par M. Kagame.
   
Interrogée jeudi matin par la chaîne d'information en continu France 24, Mme Kabuye s'est montrée confiante. "Quand je pourrai expliquer ce qui s'est vraiment passé, tout rentrera dans l'ordre", a-t-elle assuré.
   
"Je n'ai pas peur car je suis innocente. Même si on m'a enlevé ma liberté pour un moment, maintenant je suis libre", a encore dit Mme Kabuye.
   
La porte-parole du gouvernement rwandais a pour sa part estimé que la remise en liberté de Rose Kabuye ne représentait "qu'une petite étape".
   
"Si elle est entendue par des juges indépendants, nous ne doutons pas qu'elle sera vite libérée", a indiqué la ministre.
   
"Le fait qu'elle soit aujourd'hui devant un tribunal français ne nous donne pas confiance. La justice française ne nous a pas inspiré confiance jusqu'à présent. Mais nous attendons de voir ce qui en sortira".
   
Dans ce dossier qui a conduit à la rupture des relations bilatérales, une incarcération de cette cadre du régime de Kigali aurait été très mal perçue au Rwanda, où les manifestations les plus importantes depuis le génocide de 1994 se sont déroulées mercredi.
   
Huit autres proches de M. Kagame sont visés par des mandats d'arrêts émis en novembre 2006 par le juge Bruguière qui a depuis quitté ses fonctions au pôle antiterroriste à Paris.

Première publication : 20/11/2008

COMMENTAIRE(S)