21 novembre 2008 - 15H00

Dijon perd sa moutarde et des centaines d'emplois
Le groupe Amora Maille va fermer son site historique à Dijon, fondé en 1900, et deux autres usines en Bourgogne, ce qui entraînerait la suppression d'ici fin décembre 2009 de 296 emplois selon les syndicats, 265 selon la direction.
Par AFP (texte)
Guillaume COUDERC (vidéo)

Le groupe Amora Maille (Unilever) a annoncé jeudi la fermeture de trois sites de production, dont celui de son usine historique de Dijon, d'ici le 31 décembre 2009 et la suppression de 296 emplois, selon les syndicats, 265 selon la direction.

La direction d'Amora Maille a présenté "ce jour (jeudi) dans le cadre d'une réunion du CCE un projet d'organisation visant à rassembler ses forces en Bourgogne", a-t-elle indiqué dans un communiqué.

Selon ce projet, "les activités industrielles seraient concentrées à Chevigny (Côte-d'Or), entraînant la fermeture des (deux) établissements de Dijon et d'Appoigny (Yonne)" et "la réduction de 265 postes (296 selon les syndicats) qui seraient compensés par des reclassements et des créations d'emplois en Bourgogne".

Selon la direction, la "production de l'usine de Dijon a baissé de près de 42% depuis 2002" et le site d'Appoigny "n'est utilisé qu'à moins d'un quart de sa capacité.

Ce projet "répond à la nécessité de consolider et de simplifier son activité industrielle pour retrouver sa compétitivité dans un contexte économique tendu" a souligné la direction.

Et dans cette optique la direction a annoncé "l'implantation à Chevigny d'un pôle Recherche et Développement dédié aux produits fabriqués à l'usine" (moutarde, vinaigre, cornichons).

Pour les syndicats, cette annonce "est une véritable bombe. La fermeture de l'usine historique de Dijon, du centre logistique et de l'usine d'Appoigny entraînera la suppression de 296 emplois", a déclaré à l'AFP Sylvain Pépin (CFDT).

De son côté, le préfet de Bourgogne, Christian de Lavernée, a appelé jeudi, dans un communiqué, "à une mobilisation exceptionnelle du service public de l'emploi pour accompagner cette restructuration".

Le groupe Amora Maille, qui compte quatre sites en Bourgogne et quelque 500 salariés, est passé sous la coupe d'Unilever en 2000.

Commentaires

Encore un drame qui s'explique.

Comme beaucoup d'entreprises Françaises, AMORA perd d'énormes parts de marchés au profit des boutiques low coasts ou nous même consommateurs nous servons, contribuant ainsi à la déconfiture ( si j'ose dire) d' AMORA.
3 solutions:
- Ne plus acheter en low coast les produits étrangers ou copies bas de gamme...mais ça c'est foutu d'avance.
- Qu' AMORA rentre dans le circuit des low coasts...mais c'est aussi foutu d'avance pour cause de compétitivité.
- Construire un mur autour du pays et le fermer comme dit l'autre...no comment.
Eh oui c'est comme ça, nous n'avons pas encore fini de payer le fait que nous ayons le coût du travail le plus élevé au monde ( à égalité avec le Luxembourg !) selon un récent rapport international.
On peut se lamenter en permanence mais le fait est:
- on contribue nous même au manque de compétitivité de notre pays...heureusement qu'il nous reste les techniques de pointe !
Les lamentations n'y changeront rien.

employeur defectueux

Encore un employeur qui a reçu la honte de sa vie et veux se delocaliser et faire perdre des emplois puis ils ose raconter:<< la suppression d'ici fin décembre 2009 de 296 emplois selon les syndicats, 265 selon la direction>>je seraient eux,je fermerai ma bouche car delocaliser et continuer a nous faire croire que la difference de chiffre entre le syndicat et la direction serai celui des employer qui accepteraient de se delocaliser.MDR
Qtop au patron frauduleux et ont devraient instaurer en France,une taxe sur ceux qui veulent partir creer une entreprise a l'etranger alors qu'elle se trouvais en france avant.

Exageration des media ...

Pour les pertes d'emploi je ne dit pas, c'est toujours tragique pour les gens qui sont touches apres tant d'annees de bon et loyaux services. Par contre, Dijon - Chevigny : 15km et 20 minutes en voiture ... On a connu pire comme delocalisation ...

moutarde

eh encore une entreprise de plus fermee et encore encore .quel malheur pour les ouvriers ?

LA MOUTARDE

Et oui nous mangeons moins de moutarde à force que les politiciens nous font monter la moutarde au nez! Bien dommage pour les ouvriers.

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