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Afrique

L'Éthiopie n'entend pas rester "indéfiniment" en Somalie

Texte par REUTERS

Dernière modification : 23/11/2008

Alors que les forces éthiopiennes commencent à se retirer de Somalie, conformément à l'accord signé en octobre, Addis-Abeba a fait savoir que son armée n'avait pas vocation à rester chez son voisin, où la guerre civile dure depuis 1991.

L'Ethiopie a fait savoir mardi qu'elle n'entendait pas maintenir indéfiniment des troupes en Somalie et a exhorté le gouvernement provisoire somalien à faire aboutir le processus de paix après 17 ans de guerre et d'anarchie dans ce pays de la Corne de l'Afrique.

Le gouvernement du président somalien Abdoullahi Youssouf, qui a chassé fin 2006 les islamistes de la capitale Mogadiscio, n'est cependant pas parvenu à vaincre la rébellion malgré l'appui des forces éthiopiennes.

Fin octobre, il a signé un accord à Djibouti avec les opposants modérés de l'Alliance pour la relibération de la Somalie (ARS), après avoir accepté de fixer la date d'un début de retrait des troupes d'Addis-Abeba.

Aux termes de cet accord, les forces éthiopiennes commenceraient à évacuer le 21 novembre certains secteurs de
Mogadiscio et de la ville-garnison de Baladwayne. Une "deuxième phase" de ce retrait prendrait fin dans les trois mois suivants.

"Si les gens ne saisissent pas cette occasion historique (de faire la paix), ce n'est pas nous qui pouvons prendre les
responsabilités à leur place", a dit Seyoum Mesfin, le ministre éthiopien des Affaires étrangères, lors d'une réunion avec ses homologues des pays de la région à Addis-Abeba.

"Je voudrais redire sans équivoque que les soldats éthiopiens ne sont pas disposés à prendre indéfiniment de si
lourdes responsabilités (...) Il est essentiel, dans un moment aussi critique, d'envoyer un message clair aux dirigeants
somaliens", a-t-il ajouté.

Le président Youssouf a reconnu samedi que les rebelles islamistes contrôlaient la majeure partie du pays et a évoqué un possible effondrement du régime.

Le vide laissé par le départ des soldats éthiopiens serait comblé par une force de sécurité mixte de 10.000 hommes dont la composition serait définie par le gouvernement et l'opposition.

Première publication : 21/11/2008