Hugo Chavez - Venezuela
Élections test pour Hugo Chavez
Lundi 24 novembre 2008
Le Vénézuela votait dimanche pour élire ses gouverneurs et ses maires. Le président Hugo Chavez s'est fortement impliqué dans ces élections régionales, au point d'en faire un test électoral et un plébiscite pour sa politique.
Lundi 24 novembre 2008
Par AFP (texte) / Sonia DRIDI (vidéo)Retrouvez notre reportage : Chavez en campagne un an après l'échec de sa réforme constitutionnelle.
Les Vénézuéliens ont voté dimanche pour élire leurs gouverneurs, maires et conseillers régionaux et municipaux, un scrutin dont l'enjeu dépasse la dimension régionale, Hugo Chavez l'ayant centré autour de sa personne et de ses idées socialistes, dix ans après son élection.
Dix-sept millions de Vénézuéliens en âge de voter étaient appelés à se rendre dans les bureaux de vote, ouverts entre 06h00 (10h30 GMT) et 16h25 (20h55 GMT).
Compte tenu de l'affluence, certains bureaux sont restés ouverts plus tard, pour recevoir les électeurs arrivés avant 16h25, l'heure officielle de fermeture, a précisé vers 17h00 le Conseil national électoral, qui n'était pas en mesure de préciser si beaucoup d'incidents logistiques s'étaient produits.
A la mi-journée, le président Hugo Chavez a assuré que le vote se déroulait sans incidents et a promis de respecter "la voix de la nation".
"Honneur au vaincu, gloire au vainqueur et demain le Venezuela continuera sa route", a-t-il déclaré.
Dès l'aube, des centaines de personnes se sont pressées devant les écoles aménagées en centre de vote.
Auparavant, les partisans du président avaient réveillé les électeurs à coups de clairon. "Nous voulons le socialisme. Dieu a dit qu'il souhaitait que tous les hommes soient égaux", témoignait Maria Teresa Padron, 80 ans, prête à voter à Petare, quartier pauvre de Caracas.
"Chavez écrase la démocratie. Il trompe le peuple", lui répondait Cesar Rodriguez, un autre électeur.
Pour ce douzième scrutin depuis son élection en 1998, M. Chavez s'est pleinement investi, arpentant tous les Etats, ouvrant des hôpitaux, inaugurant une autoroute ou un aéroport.
Qualifiant ses opposants de "traîtres", il a menacé d'appeler l'armée en renfort s'ils ne reconnaissaient pas leur défaite.
M. Chavez a assimilé le scrutin à un plébiscite sur sa gestion. "C'est l'avenir de la révolution qui est en jeu, l'avenir du socialisme, du Venezuela, du gouvernement révolutionnaire et d'Hugo Chavez", a-t-il dit.
Même s'il bénéficie encore d'une forte popularité --55% d'opinions favorables selon son mouvement, le Parti socialiste uni du Venezuela (PSUV)-- il doit cette fois affronter une opposition plus soudée qui a réussi à présenter des candidats uniques dans la plupart des 22 Etats en jeu et dans les 328 mairies.
Renforcée par l'échec en décembre 2007 du référendum constitutionnel proposé par le gouvernement, l'opposition a fait du scrutin de dimanche un test national, "un marathon vers la liberté". Elle répète qu'un échec des chavistes les dissuadera de tenter à nouveau de modifier la Constitution pour permettre à M. Chavez, en principe au pouvoir jusqu'en 2013, de briguer un nouveau mandat.
Outre l'opposition, les candidats du président doivent également affronter pour la première fois des dissidents de leur propre coalition, qui se présentent dans huit Etats.
La personnalisation du scrutin autour d'Hugo Chavez a enterré les sujets les plus gênants pour son gouvernement comme l'insécurité ou encore la vie trop chère pour beaucoup de Vénézuéliens, dont presque 40% vivent sous le seuil de pauvreté malgré la rente pétrolière.
Les instituts de sondages pronostiquent une victoire du PSUV en nombre mais insistent sur l'importance symbolique de certaines villes ou Etats que se disputaient les deux camps. L'opposition cherche à conserver Zulia (nord-ouest), Etat le plus riche, et sa capitale Maracaïbo, son bastion. Elle tente d'arracher Sucre, grand quartier pauvre de Caracas.
L'opposition contrôle actuellement deux Etats sur les 22 du pays, où le scrutin avait lieu. Quatre sont entre les mains de dissidents du chavisme.
Pour aller plus loin
Pour aller plus loin



24/11/2008 21:44:27 Signaler un abus
a mon idole FRED
Par Anonyme - france
FRANCHEMT FRED t'es tres tres fort en analyse politique vas y montre leurs que tu es un vrais dimocrate et pas un assassin comme koi nous les occidentaux et srtout les americains !!!! voila les palestiniens meurts de faim mais tout nos mediats et les trucs humanitaires s'en moquent je sais pas prkoi mais bon normal c'est l'amerique ze veus dire les tueurs et leurs alliers ,bon bref vive chavez et l'iranien et les chinois et russe bien sur qui vont faire un bon equilibre mondial je l'espere ;) :) ;)
24/11/2008 18:00:21 Signaler un abus
Chavez
Par alpage - Sao Paulo
sans compter son appui au FARC et autre mouvements terroristes, les malettes de fric qui sont envoyées en Argentine pour la campagne de Kirchner, son appui aux politiques belliqueses de la Bolivie et de l'Equateur vis à vis du Brésil, la politique de réarment qui provoque une inflation dans les d´[epenses militaires dans toute l'Am. Lat...
24/11/2008 14:46:54 Signaler un abus
democratie militaire
Par www.electrophil.fr - venezuela
Effectivement, Chavez n'est pas un dictateur puisqu'il respecte le résultat du scrutin.
Par contre, c'est lui qui impose les condidats de son parti, contredisant le vote des militants de différentes régions du pays. On ne peut pas dire que cela soit super démocratique.
Après, pour soigner son image internationale, il est pote avec tous les grands présidents démocrates comme celui de Cuba, de Chine, de Russie, de Corée du nord et d'Iran.
Que de beaux modèles à suivre!
23/11/2008 22:49:53 Signaler un abus
Terminer Chavez
Par pichoun - france
non à la dictature de chavez et non à son trafic de drogue! son bateau est en train de couler...
23/11/2008 08:35:45 Signaler un abus
une vraie démocratie...
Par fraid -
...qui ressemble à quelque chose qui n'est pas engagée dans des guerres absurdes qui ne possède pas de guantamo qui ne bombarde pas un pays en tuant plus de mille civils et qui n'affame pas tout un peuple qui ne pillent pas l'afrique...enfin une vraie démocratie vive le président chavez