- Dominique de Villepin - Justice - Nicolas Sarkozy
Dominique de Villepin a accusé Nicolas Sarkozy d'avoir "violé le droit au procès équitable" et le "principe de l'égalité des armes" dans le dossier Clearstream où le président est partie civile, dans un mémoire transmis lundi au Conseil d'Etat et que l'AFP a pu consulter.
L'ancien Premier ministre, renvoyé devant le tribunal correctionnel de Paris notamment pour "complicité de dénonciation calomnieuse" dans l'affaire Clearstream, a saisi le 7 novembre le Conseil d'Etat contre un décret du président Sarkozy prolongeant les fonctions de l'un des juges en charge du dossier.
"Le détournement de pouvoir auquel le Président de la République s'est livré, en maintenant M. Henri Pons dans ses fonctions, dans le seul but de poursuivre l'information dans laquelle il est partie civile, constitue à l'évidence une violation du principe de l'égalité des armes et, plus largement, du droit au procès équitable", explique un des avocats de M. de Villepin, Me Yves Richard, dans son mémoire.
Dans ce document de 24 pages, le conseil s'attache à démontrer comment la constitution de partie civile du chef de l'Etat a pu, selon lui, influer sur l'instruction du dossier, sur les réquisitions du parquet et sur l'ordonnance de renvoi signée par les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons.
"Il importe de souligner qu'il (ce détournement de pouvoir, ndlr) apparaît d'autant plus éclatant lorsque l'on observe le comportement adopté par le Président de la République, partie civile, dans l'affaire en cause", écrit l'avocat selon qui "M. Sarkozy, s'estimant visé par la dénonciation calomnieuse (...) a clairement laissé apparaître qu'il utiliserait tous les moyens mis à disposition pour obtenir satisfaction".


























Commentaires (1)
réponse aux accusations de Devillepin
c'est une honte pour l'indépendance de la justice française et le sacré principe de la séparation des pouvoirs cher à Rousseau.Et c'est aussi étonnant que ceux qui ont bénéficié des mérites de la démocratie , veulent en priver le peuple des points de vues contradictoires d'où jaillit la vérité pour qu'on se retrouve à l'époque d'un penseur unique avec une pensée unique.
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